mardi 27 avril 2010

L'avortement

Les féministes de tout acabit pourront bien défendre griffes et ongles la libéralisation de l'avortement, il n'en reste pas moins que

1) pour y parvenir, le législateur a défini l'être humain de la façon suivante : " un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère : a) qu’il ait respiré ou non, b) qu’il ait ou non une circulation indépendante, c) que le cordon ombilical soit coupé ou non. " Une définition qui permet l'avortement jusqu'à la toute fin d'une grossesse normale.
Que l'on veuille accorder à la femme la pleine juridiction sur son corps est une chose, mais que l'on nie le caractère humain du foetus en est une autre. Que le foeticide soit acceptable et que le droit de la mère prime sur celui du foetus est un choix de société, mais nous ne sommes pas obligés de nous aveugler pour en décider ainsi
2) dans la grande majorité des cas, l'avortement traduit un échec d'une contraception adéquate qui n'est malheureusement pas toujours disponible
3) quand dans un pays comme la Russie, le nombre d'avortements dépasse celui des naissances vivantes, il y a lieu de se poser de sérieuses questions.
Loin d'être une plaidoirie contre l'avortement, qui a sa place dans notre société moderne, c'est un appel à sa rationalisation.

dur dur d'être un foetus