samedi 17 mars 2012

Opinion

Tout ce qui est commis au nom d'une religion est un sacrilège pour l'humanité ou une farce pathétique dont personne ne saurait rire.

le cou du poulet

vendredi 16 mars 2012

Libération conditionnelle

Je comprends parfaitement qu'Isabelle Gaston puisse s'objecter à la libération du meurtrier de ses deux enfants.
Malheureusement, elle n'a pas à se prononcer sur le sujet et les médias ne devraient pas rapporter ses propos qui sont dénués de toute pertinence.
Elle n'a  ni les qualifications ni l'objectivité nécessaires face à un dossier qui la touche d'aussi près.
Est-ce que l'ex-docteur Turcotte devrait être libéré ?
Devrait-il être autorisé à recommencer à pratiquer la médecine ?
Je ne suis pas qualifié pour me prononcer sur le sujet.
Et vous ?

les vertus du silence

samedi 4 février 2012

Shafia

Le verdict de culpabilité dans l'affaire Shafia n'a pas surpris.
Il me semble toutefois qu'il renferme une grande injustice : la culpabilité du père fait presque l'unanimité. Mais la responsabilité du fils et de la mère, même si elle parait tout aussi limpide, me semble moindre que celle du père.
Qu'ils reçoivent tous les trois le même châtiment me semble donc injuste.
Pour la mère, qui n'a probablement pas eu son mot à dire dans cette histoire et qui a cherché à protéger son conjoint.
Pour le fils, pour qui l'espoir d'une réhabilitation, après 25 ans de prison, m'apparait bien mince.
Par ailleurs, je déplore que l'on puisse faire appel du verdict sans encourir d'autre conséquence que le fardeau financier que cela implique. Après tout, le criminel possède des locaux commerciaux dont la valeur dépasse les deux millions de dollars dont il n'aura pas besoin à sa sortie de prison.
Il me semble que les assassins qui font appel de leur sentence devraient, s'ils sont de nouveau reconnus coupables, recevoir une peine d'au moins 10 ans de réclusion supplémentaire.
Ce ne sera pas suffisant pour les dissuader de faire appel mais au moins, ils ne le feront plus impunément.

le '' il y a toujours ben un boutte "

vendredi 23 décembre 2011

Le risque zéro

Encore une fois, la culture du risque zéro a fait de nombreuses victimes hier à Montréal.
Pourtant, le risque relié aux fameux paralumes n'a vraisemblablement pas augmenté de façon significative dans les derniers jours. Du moins aucune information à ce sujet n'a été diffusée.
La décision de fermer le tunnel Hippolyte-Lafontaine, sous le couvert de bonnes intentions dont l'enfer serait, dit-on, pavé échappe à la raison la plus élémentaire.
Des mesures d'urgence pour une situation qui ne l'est pas dans le seul but d'éviter le risque politique plutôt que le risque réel pour la population est grotesque et démontre encore une fois à quel point notre société, par le biais de ces politiciens guignols que nous élisons, est obsédée par un objectif qui n'a rien à voir avec la réalité.
Je commence à mieux comprendre Pierre Foglia qui ne manque pas une occasion de nous rappeler qu'il ne va pas voter.

la victoire par abstention

dimanche 11 décembre 2011

Pauvres américains

Bien sûr nos politiciens semblent parfois avoir été choisis pour éliminer de la fonction publique les employés les moins performants.
Mais devant la fragilité intellectuelle de ces élus dont la principale activité semble être de réclamer la démission de l'un d'entre eux, force nous est d'admettre que notre étoile est bien pâle devant le désastre américain.
Ainsi Newt Gingrich, candidat républicain à l'investiture présidentielle voudrait créer une colonie lunaire qui extrairait du minerai de la lune et faire travailler les enfants pauvres pour leur inculquer la valeur du travail.
Bravo, si j'en reste sans voix, il devrait en être de même de lui.

le culte de la médiocrité

Dans l'esprit du billet précédent

Pour célébrer ce jour de célébrations, je m'offre gratuitement le droit de publier mon 500ème billet sur ce site dont la sériosité parfois sirupeuse et réactionnaire me donne de l'urticaire.
Je n'ai strictement rien d'autre à dire que de m'adresser mes plus sincères félicitations pour cet acharnement à vouloir me gratifier de sombrer lamentablement dans le strictement n'importe quoi.
Je me l'accorde, ce billet aurait été plus à sa place du côté de delirium mais il m'importe de rappeler à l'ensemble de mon lectorat que l'auteur est néanmoins le même, ce qui, j'en conviens volontiers, n'est pas une excuse.

le succombé à la tentation

Est-ce vraiment ça que vous voulez ?

Étroitement reliée à la recherche de la sécurité absolue, notre société est aussi en perpétuelle quête de longévité relative.
En sombrant parfois dans une démagogie qui m'écoeure profondément.
Comme ces publicités sur les maladies cardiaques qui me rappellent les histoires du bonhomme sept heures.
La mort vous guette, faites un don à la fondation des maladies cardiaques.
Je n'ai rien contre une alimentation saine, contre le fait de faire régulièrement de l'exercice, contre des heures de sommeil réparateur (j'écris ces lignes à cinq heures du matin).
Mais je n'ai rien non plus contre les Big Mac, les boissons gazeuses, contre tout ce qui peut nous faire plaisir même si ces petits plaisirs sont des sacrilèges devant l'autel de la bonne santé.
Avec, bien sûr, un certain sens de la modération.
Le principe fondamental d'avoir des jours gratifiants et agréables semble, pour certains, devoir être sacrifié pour avoir plus de journées insignifiantes et pénibles.
Ce qu'il y a de sacré dans la vie, n'est-ce pas avant tout de pouvoir en faire ce que bon nous semble plutôt que d'en faire un enfer ?
La véritable maladie n'est-elle pas de faire de la vie une maladie, mortelle par surcroît ?
Je l'ai déjà dit de nombreuses fois, j'ai la chance d'être malade.
Je ne souhaite pas vivre encore longtemps.
Je souhaite simplement vivre intensément.
Savourer le décompte des jours.
Céder, à l'occasion, à la tentation d'une frite bien graisseuse.
Marcher sous la pluie avec Cléo (qui déteste ça) non pas parce que c'est bon pour ma santé mais parce que c'est ce qui me tente à ce moment-là (et que c'est plus facile de le faire moi-même que d'essayer de convaincre un de mes rejetons de le faire à ma place).
La vie n'est pas toujours facile mais elle est plus agréable si on se laisse parfois aller à la facilité.
Je me sens un peu comme un vieux prédicateur qui prêche pour le simple plaisir de s'écouter parler.
Mais si ça peut me faire plaisir, pourquoi ne pas me laisser aller au plaisir qu'écrire m'apporte.

carpe diem