Dylan ne faisait sans doute pas référence à ce qui suit quand il a écrit sa chanson mais le monde a beaucoup changé pour les homosexuels.
Pour les baby-boomers, l'homosexualité rimait avec instabilité relationnelle.
Il est certainement difficile de vivre une vie commune harmonieuse quand d'une part on ne partage pas le quotidien et d'autre part il nous faut nous cacher pour se fréquenter (à mon époque, ça se faisait encore).
Je ne prétends pas que l'homophobie ait disparu de notre société, encore moins de notre planète.
Mais, même si le problème reste important, il n'atteint pas les proportions qu'il avait dans ma jeunesse.
Il ne faisait vraiment pas bon se faire cataloguer de fif.
Aujourd'hui, de nombreux couples homosexuels vivent ce qui s'apparente beaucoup plus aux liens qui unissent les hétéros.
Ils n'ont plus à se cacher, du moins pas autant, du moins pas au Québec. Et ils ont accès à l'adoption, ce qui n'est pas un facteur négligeable dans la stabilisation d'une relation.
Le parcours ne sera terminé que lorsque l'homophobie sera chose du passé.
Mais je ne peux m'empêcher de me réjouir pour bien des homosexuels que je connais.
l'amour tendre
vendredi 22 juin 2012
mardi 12 juin 2012
Je ne comprends toujours pas
La contestation de la loi 78 sous prétexte qu'elle empêche les étudiants de manifester. Toutes les manifestations déclarées illégales ont été tolérées jusqu'à ce que des actes criminels aient été posés.
La loi 78 a bien des failles.
Mais appliquée avec discernement, elle me semble tolérable, du moins en ce qui concerne le droit de manifester des étudiants.
Quant aux manifestations spontanées qui seraient potentiellement interdite, il faut croire que dans la mesure où elles se déroulent dans l'ordre, elles seront elles aussi tolérées et que notre histoire récente démontre qu'il n'est pas inutile d'encadrer certains débordements comme ceux qui se sont produits lors des manifestations des séries éliminatoires de la LNH.
le temps de réfléchir
P.S. et si je passe pour un vieux chialeux, je m'en contresaintciboirise.
Je m'assume et j'exerce, moi aussi, mon droit à la libre expression
La loi 78 a bien des failles.
Mais appliquée avec discernement, elle me semble tolérable, du moins en ce qui concerne le droit de manifester des étudiants.
Quant aux manifestations spontanées qui seraient potentiellement interdite, il faut croire que dans la mesure où elles se déroulent dans l'ordre, elles seront elles aussi tolérées et que notre histoire récente démontre qu'il n'est pas inutile d'encadrer certains débordements comme ceux qui se sont produits lors des manifestations des séries éliminatoires de la LNH.
le temps de réfléchir
P.S. et si je passe pour un vieux chialeux, je m'en contresaintciboirise.
Je m'assume et j'exerce, moi aussi, mon droit à la libre expression
lundi 11 juin 2012
Monolithe extrême
Je n'aime pas les opinions monolithiques extrêmes.
Je n'aime pas que l'on soit inconditionnellement pour.
Je n'aime pas que l'on soit inconditionnellement contre sauf lorsque c'est seulement une fois au chalet.
Dans la situation bordélique actuelle, il y a d'abord le conflit étudiant.
Évidemment, il y a beaucoup plus maintenant, mais le point de départ reste les droits de scolarité.
La hausse est-elle abusive comme le prétend l'opposition qui par définition s'oppose presque systématiquement aux politiques du parti au pouvoir et dont le principal passe-temps consiste à réclamer la démission de l'un ou de l'autre. Et ce peu importe qui est au pouvoir ou dans l'opposition.
La dernière proposition étudiante proposait une hausse de 254$ par année pendant cinq années consécutives à condition qu'il y ait un gel les deux premières années.
D'une part, on peut se demander qu'est-ce qui justifie une telle position. Pourquoi ne pas proposer de répartir la hausse sur les sept années visées par les discussions ?
D'autre par, pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas sauté sur cette occasion de règler un conflit qui s'éternise ?
Les objectifs d'une partie comme de l'autre semblent être de ne pas vouloir règler la question.
Reste l'arbitrage mais il est peu probable que le gouvernement y consente parce qu'il ne semble aucunement avoir l'intention de mettre de l'eau dans son vin.
Parmi les multiples choses qui me tracassent, il y a aussi cette conviction que les prochaines élections ne règleront strictement rien.
le mi-chaud mi-froid du carré brun
Je n'aime pas que l'on soit inconditionnellement pour.
Je n'aime pas que l'on soit inconditionnellement contre sauf lorsque c'est seulement une fois au chalet.
Dans la situation bordélique actuelle, il y a d'abord le conflit étudiant.
Évidemment, il y a beaucoup plus maintenant, mais le point de départ reste les droits de scolarité.
La hausse est-elle abusive comme le prétend l'opposition qui par définition s'oppose presque systématiquement aux politiques du parti au pouvoir et dont le principal passe-temps consiste à réclamer la démission de l'un ou de l'autre. Et ce peu importe qui est au pouvoir ou dans l'opposition.
La dernière proposition étudiante proposait une hausse de 254$ par année pendant cinq années consécutives à condition qu'il y ait un gel les deux premières années.
D'une part, on peut se demander qu'est-ce qui justifie une telle position. Pourquoi ne pas proposer de répartir la hausse sur les sept années visées par les discussions ?
D'autre par, pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas sauté sur cette occasion de règler un conflit qui s'éternise ?
Les objectifs d'une partie comme de l'autre semblent être de ne pas vouloir règler la question.
Reste l'arbitrage mais il est peu probable que le gouvernement y consente parce qu'il ne semble aucunement avoir l'intention de mettre de l'eau dans son vin.
Parmi les multiples choses qui me tracassent, il y a aussi cette conviction que les prochaines élections ne règleront strictement rien.
le mi-chaud mi-froid du carré brun
samedi 9 juin 2012
Putain
Des protestataires tenteront aujourd'hui de faire dérailler les activités normales de l'hôtel Sheraton, au centre-ville de Montréal.
«La prostitution, c'est un viol monnayé à répétition», arguent les organisatrices.
Premier point : faire dérailler les activités normales de l'hôtel Sheraton n'aura aucun impact sur la prostitution à Montréal ou ailleurs dans le monde.
Et les premières qui s'opposeront à toute tentative d'abolition de la prostitution seront les prostituées elles-mêmes.
Deuxième point : nous avons tous, sans exception, de bonnes raisons de protester. Mais il me semble qu'il y a plus productif dans la vie que de protester à chaque occasion. J'ai parfois l'impression de vivre dans une société d'enfants de deux ans en pleine période du "non". Si les choses ne vont pas à notre goût, il doit quand même y avoir moyen de les améliorer plutôt que de chialer sur tout et sur rien, même si ce devait être pour d'excellentes raisons.
la vieille garde
«La prostitution, c'est un viol monnayé à répétition», arguent les organisatrices.
Premier point : faire dérailler les activités normales de l'hôtel Sheraton n'aura aucun impact sur la prostitution à Montréal ou ailleurs dans le monde.
Et les premières qui s'opposeront à toute tentative d'abolition de la prostitution seront les prostituées elles-mêmes.
Deuxième point : nous avons tous, sans exception, de bonnes raisons de protester. Mais il me semble qu'il y a plus productif dans la vie que de protester à chaque occasion. J'ai parfois l'impression de vivre dans une société d'enfants de deux ans en pleine période du "non". Si les choses ne vont pas à notre goût, il doit quand même y avoir moyen de les améliorer plutôt que de chialer sur tout et sur rien, même si ce devait être pour d'excellentes raisons.
la vieille garde
McDo
Non, je ne me lance pas dans la publicité subliminale, mais justement dans sa plus récente campagne publicitaire McDonald invite les consommateurs à poser des questions sur la nourriture qu'ils servent.
Leur slogan : nos aliments, vos questions.
Il ne me vient qu'une seule question à l'esprit : vos produits sont-ils comestibles ?
le consommateur avisé
Leur slogan : nos aliments, vos questions.
Il ne me vient qu'une seule question à l'esprit : vos produits sont-ils comestibles ?
le consommateur avisé
La puissance d'un symbole
Notre ministre de la Culture a fait une folle d'elle en associant le carré rouge des étudiants à l'incitation à la violence.
Le problème d'un symbole, c'est qu'il est extrêmement difficile, voire impossible de garder un contrôle sur qui le porte.
Bien des artistes l'ont adopté par conviction, du moins j'ose l'espérer.
Mais il est clair que d'autres font de même dans des buts beaucoup moins nobles.
Je crois qu'il aurait d'ailleurs été préférable que les étudiants adoptent un octogone rappelant nos signaux d'arrêt plutôt que le carré.
La Presse l'utilise aussi comme logo depuis quelques mois. Un journal qui n'a pas nécessairement toujours adopté une position appréciée par les étudiants.
Mais puisque je suis un baby-boomer, je ne peux oublier que c'est sur un carré rouge que les nazis étalaient leur croix gammée.
les souvenirs empruntés
Le problème d'un symbole, c'est qu'il est extrêmement difficile, voire impossible de garder un contrôle sur qui le porte.
Bien des artistes l'ont adopté par conviction, du moins j'ose l'espérer.
Mais il est clair que d'autres font de même dans des buts beaucoup moins nobles.
Je crois qu'il aurait d'ailleurs été préférable que les étudiants adoptent un octogone rappelant nos signaux d'arrêt plutôt que le carré.
La Presse l'utilise aussi comme logo depuis quelques mois. Un journal qui n'a pas nécessairement toujours adopté une position appréciée par les étudiants.
Mais puisque je suis un baby-boomer, je ne peux oublier que c'est sur un carré rouge que les nazis étalaient leur croix gammée.
les souvenirs empruntés
vendredi 8 juin 2012
La gratuité scolaire
N'existe tout simplement pas. De la pré-maternelle aux études post-doctorales, toute forme d'enseignement a un coût.
Jusqu'au niveau secondaire, l'éducation est défrayée par les revenus gouvernementaux, dont les impôts et la taxe de vente.
Est-ce que l'éducation post-secondaire doit aussi l'être ?
Je ne crois pas.
Mais si les frais de scolarité doivent être abolis, ce devrait être à la suite d'une démarche concertée et, bien que le mot soit on ne peut plus galvaudé, démocratique.
Et il faudra bien identifier, non seulement à qui on refile la facture, mais quels seront les impacts sur les gens qui devront absorber ces coûts. J'utilise ici le mot "gens" dans son sens le plus large, parce qu'il pourrait s'agir de compagnies qui ne font probablement pas l'effort fiscal optimal dans le contexte actuel.
Reste une question fondamentale : si nous parvenons à générer de nouveaux revenus pour l'état, quelles seront nos priorités ?
le bénéfice du doute
Jusqu'au niveau secondaire, l'éducation est défrayée par les revenus gouvernementaux, dont les impôts et la taxe de vente.
Est-ce que l'éducation post-secondaire doit aussi l'être ?
Je ne crois pas.
Mais si les frais de scolarité doivent être abolis, ce devrait être à la suite d'une démarche concertée et, bien que le mot soit on ne peut plus galvaudé, démocratique.
Et il faudra bien identifier, non seulement à qui on refile la facture, mais quels seront les impacts sur les gens qui devront absorber ces coûts. J'utilise ici le mot "gens" dans son sens le plus large, parce qu'il pourrait s'agir de compagnies qui ne font probablement pas l'effort fiscal optimal dans le contexte actuel.
Reste une question fondamentale : si nous parvenons à générer de nouveaux revenus pour l'état, quelles seront nos priorités ?
le bénéfice du doute
Inscription à :
Articles (Atom)