Je crois que ce n'est même pas dans le même bouquin que la première :
" Faire naufrage dans son propre esprit, c'est le pire qui peut arriver aux hommes."
Frédéric Dard
Une autre vérité
jeudi 16 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
citation
Je ne le fais pas assez souvent mais voici un petit cadeau pour mes adorables lecteurs :
" La plus grande chose qu'un individu puisse faire pour lui-même, c'est d'accepter de disparaître."
Frédéric Dard
Un partisan de l'euthanasie
" La plus grande chose qu'un individu puisse faire pour lui-même, c'est d'accepter de disparaître."
Frédéric Dard
Un partisan de l'euthanasie
mercredi 8 octobre 2008
Il fallait y penser
On en parlait dans la Presse d'hier, Chapleau en fait sa caricature du jour.
Face à la crise financière, Benoit XVI suggère aux gens de se tourner vers dieu.
Après tout, l'argent qui se volatilise par centaines de milliards à l'échelle de la planète se retrouve peut-être dans des coffres célestes. Après les paradis fiscaux, il y a peut-être un ciel pour les sous tombés sur le golgotha des places financières.
Mais qu'est-ce qu'un dieu pourrait bien faire d'un billet d'un dollar ? Rien de plus que ce qu'il pourrait faire d'un billet comme le mien.
L'accepteur de dons (comptant seulement)
Face à la crise financière, Benoit XVI suggère aux gens de se tourner vers dieu.
Après tout, l'argent qui se volatilise par centaines de milliards à l'échelle de la planète se retrouve peut-être dans des coffres célestes. Après les paradis fiscaux, il y a peut-être un ciel pour les sous tombés sur le golgotha des places financières.
Mais qu'est-ce qu'un dieu pourrait bien faire d'un billet d'un dollar ? Rien de plus que ce qu'il pourrait faire d'un billet comme le mien.
L'accepteur de dons (comptant seulement)
samedi 4 octobre 2008
Toujours vivant
Il y a encore des gens qui viennent ici.
La vie continue.
Depuis hier j'ai entrepris la rédaction d'un projet romanesque sur un nouveau blogue.
Si l'enfant se présente bien, il y aura un lien, entre les deux blogues un de ces jours.
Pour les fans de Lurch, il est nettement plus vivant que moi mais séjourne dans des contrées où la physique est d'une autre gravité.
J'essaie de revenir ici un peu plus souvent d'autant plus que j'ai découvert un de ces livres dont j'aimerais bien vous parler un peu plus.
le survivant de la surface
La vie continue.
Depuis hier j'ai entrepris la rédaction d'un projet romanesque sur un nouveau blogue.
Si l'enfant se présente bien, il y aura un lien, entre les deux blogues un de ces jours.
Pour les fans de Lurch, il est nettement plus vivant que moi mais séjourne dans des contrées où la physique est d'une autre gravité.
J'essaie de revenir ici un peu plus souvent d'autant plus que j'ai découvert un de ces livres dont j'aimerais bien vous parler un peu plus.
le survivant de la surface
samedi 28 juin 2008
Bonne santé
Ce billet a si peu à voir avec la nomination d'un nouveau ministre de la santé que cela ne vaut pas la peine d'en parler.
Notre système de santé, et plus précisément les soins qui sont offerts à la population québécoise, est très fortement influencé par ce qui ce fait chez nos voisins du sud.
En particulier, cette forte tendance d'aller jusqu'au bout. De traiter la maladie jusqu'au dernier souffle faute de pouvoir continuer plus longtemps.
Une culture qui implique qu'il faut "tout faire" pour le patient et ce, malheureusement, souvent sans tenir compte de l'intérêt du patient lui-même.
Combien de personnes ont fait un beau petit tour de machine aux soins intensifs après une chirurgie dont la pertinence n'a jamais été remise en question ?
L'influence américaine est particulièrement néfaste parce que leur système de santé se distingue du nôtre par un point (et non une peine) capital : leurs établissements sont orientés vers le profit alors que les nôtres tentent tant bien que mal de s'orienter vers des indicateurs de performance.
Finalement, notre seule chance de voir nos intérêts respectés reste encore de nous débrouiller de notre mieux pour conserver notre santé.
le petit malade
Notre système de santé, et plus précisément les soins qui sont offerts à la population québécoise, est très fortement influencé par ce qui ce fait chez nos voisins du sud.
En particulier, cette forte tendance d'aller jusqu'au bout. De traiter la maladie jusqu'au dernier souffle faute de pouvoir continuer plus longtemps.
Une culture qui implique qu'il faut "tout faire" pour le patient et ce, malheureusement, souvent sans tenir compte de l'intérêt du patient lui-même.
Combien de personnes ont fait un beau petit tour de machine aux soins intensifs après une chirurgie dont la pertinence n'a jamais été remise en question ?
L'influence américaine est particulièrement néfaste parce que leur système de santé se distingue du nôtre par un point (et non une peine) capital : leurs établissements sont orientés vers le profit alors que les nôtres tentent tant bien que mal de s'orienter vers des indicateurs de performance.
Finalement, notre seule chance de voir nos intérêts respectés reste encore de nous débrouiller de notre mieux pour conserver notre santé.
le petit malade
samedi 21 juin 2008
À tout prix
Évidemment, toutes les données ont été modifiées pour protéger l'anonymat des personnes concernées.
Il n'en reste pas moins que j'ai entendu parler d'un enfant, dont je ne sais même pas le nom, que je n'ai jamais rencontré et que je ne rencontrerai peut-être jamais.
Donnons lui douze ans.
Une maladie héréditaire que nous appellerons le syndrome lurch-arthurien que nous caractériserons par les éléments suivants :
- un retard de croissance : son corps, modérément déformé, est celui d'un enfant de cinq ans
- un retard psychomoteur : son développement mental correspond à celui d'un enfant de deux ans même si son vocabulaire serait considéré comme pauvre pour un enfant de cet âge.
- des problèmes digestifs majeurs surtout caractérisés par une malabsorption sévère qui provoquent, entre autres, d'innombrables vomissements et une diarrhée constante (avec incontinence, non moins constante)
- une dégénérescence hépatique qui rendent une greffe essentielle à sa survie
(j'espère que tout ce que j'invente ne correspond pas à une entité réelle)
Dans notre système de santé, ne voilà-t-il pas que cet enfant sans nom se retrouve sur la liste d'attente de greffe hépatique.
Est-ce raisonnable ?
Pour répondre à cette question, ne faudrait-il pas voir cet enfant ? Le tenir dans nos bras peut-être, mais certainement évaluer la lumière dans ses yeux ? Ce qui pourrait être de l'acharnement dans un cas pourrait ne pas l'être dans un autre. L'ultime question n'est-elle pas : qu'est-ce qui est vraiment dans l'intérêt de cet enfant?
Il y a un monde de différence entre un enfant qui souffre physiquement (on n'a qu'à imaginer les fesses qui baignent constamment dans des matières fécales) et mentalement (son seul neurone fonctionnel est celui qui commande les pleurs) et un autre qui s'est adapté à sa condition et dont, malgré tous les handicaps, le sourire et les éclats de rire font un être resplendissant de joie de vivre.
Les questions que je pose aujourd'hui sont simples : est-ce que dans nos décisions face aux soins requis par une personne (principalement, mais pas seulement, un enfant) est-ce que notre système de santé s'interroge sur l'intérêt réel de celui-ci ? Est-ce que les professionnels se laissent entraîner par le défi que pose une condition médicale au détriment de l'intérêt du patient? Est-ce que les parents, parce qu'ils disent, et croient, aimer leur enfant, se laissent aveugler par leur désir de les voir vivre à tout prix, les condamnant ainsi à vivre à tout prix, une vie qui n'en est pas une ?
le pas de trop
Il n'en reste pas moins que j'ai entendu parler d'un enfant, dont je ne sais même pas le nom, que je n'ai jamais rencontré et que je ne rencontrerai peut-être jamais.
Donnons lui douze ans.
Une maladie héréditaire que nous appellerons le syndrome lurch-arthurien que nous caractériserons par les éléments suivants :
- un retard de croissance : son corps, modérément déformé, est celui d'un enfant de cinq ans
- un retard psychomoteur : son développement mental correspond à celui d'un enfant de deux ans même si son vocabulaire serait considéré comme pauvre pour un enfant de cet âge.
- des problèmes digestifs majeurs surtout caractérisés par une malabsorption sévère qui provoquent, entre autres, d'innombrables vomissements et une diarrhée constante (avec incontinence, non moins constante)
- une dégénérescence hépatique qui rendent une greffe essentielle à sa survie
(j'espère que tout ce que j'invente ne correspond pas à une entité réelle)
Dans notre système de santé, ne voilà-t-il pas que cet enfant sans nom se retrouve sur la liste d'attente de greffe hépatique.
Est-ce raisonnable ?
Pour répondre à cette question, ne faudrait-il pas voir cet enfant ? Le tenir dans nos bras peut-être, mais certainement évaluer la lumière dans ses yeux ? Ce qui pourrait être de l'acharnement dans un cas pourrait ne pas l'être dans un autre. L'ultime question n'est-elle pas : qu'est-ce qui est vraiment dans l'intérêt de cet enfant?
Il y a un monde de différence entre un enfant qui souffre physiquement (on n'a qu'à imaginer les fesses qui baignent constamment dans des matières fécales) et mentalement (son seul neurone fonctionnel est celui qui commande les pleurs) et un autre qui s'est adapté à sa condition et dont, malgré tous les handicaps, le sourire et les éclats de rire font un être resplendissant de joie de vivre.
Les questions que je pose aujourd'hui sont simples : est-ce que dans nos décisions face aux soins requis par une personne (principalement, mais pas seulement, un enfant) est-ce que notre système de santé s'interroge sur l'intérêt réel de celui-ci ? Est-ce que les professionnels se laissent entraîner par le défi que pose une condition médicale au détriment de l'intérêt du patient? Est-ce que les parents, parce qu'ils disent, et croient, aimer leur enfant, se laissent aveugler par leur désir de les voir vivre à tout prix, les condamnant ainsi à vivre à tout prix, une vie qui n'en est pas une ?
le pas de trop
jeudi 12 juin 2008
Les autochtones (troisième partie)
Comme le laisse entendre le deuxième volet de cette excellente série sur les autochtones, le temps est venu de les traiter comme des humains.
Qu'on le veuille ou non, les sociétés traditionnelles sont mortes ou du moins abîmées au-delà de tout espoir de réparation.
Leur système de valeur, d'abord bouleversé par l'évangélisation puis par l'envahissement de la modernité, est un spectre qui ne fait que leur refléter les dommages qu'ils ont subi.
Ils vivent dans des conditions qui ne sont ni les leurs ni les nôtres.
En fait, aucun immigrant ne pourrait vivre dans les conditions que l'on rencontre dans certaines de leurs réserves sans qu'éclate un scandale qui ferait les manchettes.
Pourquoi les règles du jeu ne s'appliquent pas à ceux que nous prétendons respecter et vouloir aider alors qu'elles le font pour le réfugié politique de n'importe où ailleurs ?
Ce n'est pas en leur donnant des milliards qu'on va régler leurs problèmes.
C'est en leur donnant la possibilité de devenir des citoyens à part entière et en utilisant les technologies modernes pour sauvegarder ce qui reste de leur passé.
la fin de la discrimination
Qu'on le veuille ou non, les sociétés traditionnelles sont mortes ou du moins abîmées au-delà de tout espoir de réparation.
Leur système de valeur, d'abord bouleversé par l'évangélisation puis par l'envahissement de la modernité, est un spectre qui ne fait que leur refléter les dommages qu'ils ont subi.
Ils vivent dans des conditions qui ne sont ni les leurs ni les nôtres.
En fait, aucun immigrant ne pourrait vivre dans les conditions que l'on rencontre dans certaines de leurs réserves sans qu'éclate un scandale qui ferait les manchettes.
Pourquoi les règles du jeu ne s'appliquent pas à ceux que nous prétendons respecter et vouloir aider alors qu'elles le font pour le réfugié politique de n'importe où ailleurs ?
Ce n'est pas en leur donnant des milliards qu'on va régler leurs problèmes.
C'est en leur donnant la possibilité de devenir des citoyens à part entière et en utilisant les technologies modernes pour sauvegarder ce qui reste de leur passé.
la fin de la discrimination
Inscription à :
Articles (Atom)