mercredi 12 septembre 2007

désolé

Nouvelle éclipse neuronale pour des raisons de santé.
J'espère un retour prochain tout autant qu'un prochain retour.

le visage pâle

lundi 27 août 2007

panspermie

Suite aux commentaires de Mazz et Lurch sur mon billet : trop loin, je me permets de me livrer à une de mes activités préférées, le radotage (ce n'est pas que je sois si vieux, mais je prends de l'avance au cas où je mourrais (relativement) jeune)).
Je crois effectivement en une forme de panspermie parce que je crois que le chemin qui mène à la vie réside dans la structure même de l'atome et de ses constituants éventuels. Au niveau atomique, le carbone mène à la vie et ce partout à l'échelle de notre univers : je n'en fais pas un choix logique, j'en fait une obligation incontournable dûe à sa structure même. Le carbone se lie avec lui-même et avec à peu prés n'importe qui. Pas du tout regardant sur ses fréquentations.
Au niveau cellulaire, je vois exactement le même scénario. La cellule répond aux lois des atomes qui la constitue. Un peu comme si l'atome contenait un micro-film que la cellule développe à son niveau et que l'organisme finit de développer à l'échelle macroscopique.
Et pour répondre à Lurch, partir une cellule à zéro donne infiniment (et je pèse mes mots) plus de possibilités que de partir d'organes de seconde main dont l'origine est douteuse (tu imagines ce qu'on aurait pu faire avec le cerveau d'Arthur?(désolé, peuple en délire, une parenthèse ouverte au seul initié)).

the fine print

Oscar, le petit chat de la mort

Certains d'entre vous l'auront vu passer mais j'étais dans l'ouest lorsque la Presse a mentionné Oscar, le 27 juillet dernier.
Publié dans le très guindé New England Journal of Medicine, un article rapporte qu'Oscar pressent la mort des personnes âgées. Il semble qu'il renifle et observe les patients pour s'asseoir auprès des gens sur le point de mourir.
"Cette faculté observée dans 25 cas différents a amené le personnel à prévenir la famille (...)quand Oscar s'installait trop confortablement."
Bien sûr, il y a des sceptiques dans la salle.
Mais n'est-il pas possible, probable ou même certain qu'il y a dans notre petit monde peuplés des petits hommes que nous sommes, des phénomènes qui échappent à notre compréhension?

la persistance d'un espoir

jeudi 23 août 2007

Trop loin

J'ai bien peur que nous allions trop loin.

Certains biologistes se sont donné pour objectif de créér la vie en laboratoire d'ici dix ans.

Parmi les étapes à franchir, la première demeure d'avoir une membrane. La cellule a un besoin essentiel de se distinguer de son environnement. Pour y parvenir, la membrane (sa frontière) doit laisser passer certains atomes et certaines molécules et en exclure d'autres.

Le principe des membranes semi-perméables, puisque ce dont nous parlons ici, est bien connu et cette première étape sera la plus facile à franchir. D'ailleurs des petits malins ont contourné le problème en vidant le contenu d'une cellule proveant du système urinaire d'un insecte.

La deuxième est de fournir une source d'énergie : la vie consomme de l'énergie (entre autres parce qu'elle produit de la chaleur : allez prendre votre température si vous en doutez) et la cellule doit avoir sa génératrice, idéalement alimentée par une source d'énergie renouvelable. À l'échelle cellulaire, le défi est de taille (tant d'esprit dans un seul neurone!).

Mais là où le vrai problème surgit c'est au niveau génétique. Notre code est composé de quatre bases déjà mentionnées ici mais que je vous rappelle (en trichant, parce que moi-même je ne retiens jamais ces noms-là) : adénine, cytosine, guanine et thymine (cette dernière expliquant l'affinité des humains pour les chats). Quand on regarde la diversité obtenue avec ces quatre bases, cela devrait suffire pour amuser les chercheurs pendant quelques années. Mais il semble que pour vraiment s'amuser, ils aient l'intention d'ajouter huit nouvelles bases à l'alphabet génétique. L'univers a pris des milliards d'années pour produire la vie telle que nous la connaissons, mais je ne peux commencer à m'imaginer ce que nous pourrions obtenir en jouant avec les règles ancestrales de la génétique. Frankenstein version 2007. Ne partagez-vous pas mes appréhensions? En fait d'aberration, George W. Bush ne vous suffit-il pas?

George Frank Einstein Bush the third

dimanche 12 août 2007

l'inflation

L'hypothèse du Big Bang nécessite, pour s'ajuster à l'univers observable, une phase d'inflation.
Cette inflation n'aurait toutefois pas pu figurer dans un ouvrage de fiction parce que trop incroyable.
On parle ici d'une période extrêmement courte : 0.000000000000000000000000000001 seconde (10 à la puissance -30).
Pendant cette minuscule période (je veux bien admettre que le temps est relatif et même qu'il soit une illusion), l'univers double de volume 100,000 fois.
Difficile d'imaginer une telle expansion.
Pour nous y aider les auteurs (Steinhardt et Turok) proposent le scénario suivant.
Imaginez deux individus séparés par le diamètre d'un atome d'hydrogène. Ils ne se touchent pas tout à fait mais ils sont en mesure de ressentir leur chaleur réciproque (si je m'écoutais, cette diversion, parce que s'en est une, prendrait des allures torrides mais je n'ai pas de talent pour la littérature érotique).
Si on double dix fois la distance qui les sépare, il y a assez de place pour qu'un virus se glisse (langoureusement?) entre eux.
Après avoir doublé cette distance 27 fois, cette distance est maintenant d'un centimètre.
Après 75X, la séparation est plus grande que le système solaire.
Une fois rendue à 120X, plus de dix millions d'années-lumière les séparent.
Et il faut encore doubler cette distance 99,880 fois.
N'est-ce pas suffisant pour accorder une attention soutenue à l'alternative que nous présentent les auteurs et sur laquelle je reviendrai peut-être un jour (depuis l'avant-dernier billet de Mazz, je doute encore plus qu'avant de ce que le temps peut être et de ce qu'il ne sera sans doute jamais).

l'espace-temps entre nous

La vérité

Comme Serge Reggiani, j'ai une sainte horreur du mensonge.
En principe, je ne mens jamais (bien sûr, ce n'est pas tout à fait vrai).
Ce qui ne veut pas dire que ma vérité est limpide et simple à saisir.
Je ne m'en cache pas, je me cache sous le couvert de l'anonymat.
Entre autres pour échapper au regard des centaines de personnes à qui j'enseigne chaque année.
La vérité du neurone n'est pas simple, et c'est très bien comme ça.
Par exemple, j'enseigne des centaines d'heures par année mais je n'ai aucun poste de professeur.
Pire encore, j'enseigne dans deux universités, dont une où je n'ai jamais mis les pieds.
Alors, quand je parle de moi, un bon conseil, passez à autre chose.

la simplicité de la vérité

vendredi 10 août 2007

dans mes rêves?

Et s'il n'y avait pas de réponse accessible à toutes ces questions que je me pose?
Je crois sincèrement que ça ne changerait rien du tout parce que je ne nourris aucun espoir d'obtenir une solution définitive à toutes les énigmes dont l'univers ruisselle.
Je n'ai pas encore pris le temps de lire le billet que Mazz consacre justement au temps. Mais cette conviction que la réalité fondamentale (dont le temps est une composante majeure) de l'existence continuera de m'échapper sera sans doute difficile à ébranler.
De ce temps qui m'est imparti, j'ai choisi de faire de la réflexion sur l'univers un de mes passe-temps préférés. Ce n'est ni mieux, ni pire que de s'intéresser aux sports, aux voitures ou à quoi que ce soit d'autre. Ce n'est que l'option qui me convient le mieux.
Il me reste deux livres à lire pour préparer mes cours de cet automne.
Je viens de recevoir le premier qui ne me prendra que quelques heures d'une lecture aisée.
Le deuxième m'inspire un peu plus de craintes : il porte sur l'histoire de la sépulture.

le tombeau ouvert