mercredi 31 janvier 2007

coucou

En plein dans le mille. Ma quête d'un sens, ma conquête de la peur de la mort passent par l'origine.
D'où vient l'univers ? Expliquez-moi le Big Bang !
Évidemment, les réponses ne sont que partielles. Et possiblement fausses. Mais c'est dans cette direction que je chemine. Et je n'ai pas l'intention d'arrêter.
" How did it happen at some point in time, something appeared out of nothing ? "
Adaptation libre : Comment se fait-il qu'à un moment donné, quelque chose ait surgi de rien ?
Déjà la question pose un problème.
Selon la physique officielle, le temps et l'espace, du moins ceux de notre univers, sont nés avec le Big Bang. Puisqu'il n'y avait pas de temps, il ne peut y avoir de moment donné (point in time).
Et je n'en suis qu'à la deuxième page de la préface !
Mieux encore, je reviendrai sur les toutes premières lignes.
Je sens que ce bouquin va me procurer beaucoup de plaisir.
Merci à Lurch qui me l'a offert !

le moment présent

transition

Je viens de terminer The end of faith.
Je viens de commencer Nothingness.
J'y reviendrai.

le lecteur assidu

mardi 30 janvier 2007

détour

Chaque fois qu'on me pose, ou plus souvent encore que je me pose, une question dont la réponse ne m'apparait pas évidente, j'ai tendance à recourir au dictionnaire.
Parfois, comme à la question : L'humain a-t-il une âme ? on y trouve une réponse inattendue.
Le Multi dictionnaire de la langue française donne du mot âme la définition suivante : principe de vie et de pensée de la personne humaine. Plus besoin de chercher.
Mais l'âme dans notre culture teintée de religion désigne plutôt la partie détachable de l'être humain qui se sépare du corps lors de la mort.
Personnellement, je préfère la notion d'une conscience communautaire. Je vois l'univers comme un être humain qui a pris quelque quinze millions d'années avant d'accéder à une conscience de soi (peut-être moins dans d'autres points de l'univers).
Dans l'océan d'une conscience universelle, quand la molécule d'eau que je suis s'évaporera, il n'y aura pas le moindre impact sur l'ensemble. Comme je l'écrivais récemment à Lurch, on pourra écrire l'histoire de l'univers, de tous les univers, sans mentionner mon nom, mais aujourd'hui je peux déjà dire : j'aurai fait partie de la game. Ce n'est pas important, mais il faudra bien que ça me suffise.

la molécule exaltée

lundi 29 janvier 2007

l'âme de mon chien

Les animaux ont-ils une âme ?
Je n'en sais absolument rien. Néanmoins, je crois sincèrement qu'ils ont une partie de ce que nous appelons la conscience.
Il y a des gens, que nous considérons comme des humains à cause de leur bagage génétique, qui n'ont aucun langage, qui ne marchent pas, qui ne manifestent aucune émotion. La seule manifestation que leur cerveau, gravement lésé, n'est pas complètement éteint est parfois les tendances auto-mutilatrices qu'ils présentent. C'est peut-être une forme embryonnaire de conscience.
Mon chien, manifeste sa joie quand il voit quelqu'un qu'il aime, aboie son désaccord quand un étranger se trouve sur son territoire. Il peut nous faire comprendre qu'il a faim, qu'il veut sortir. Et il veut sortir à chaque fois que ça parle un peu fort dans la maison. On parle d'instinct quand il s'agit d'un animal, mais quelqu'un pourrait-il me dire à quoi rêve mon chien ?

la conscience interrogative

citation

But the truth is we simply do not know what happens after death.
Adaptation libre : Mais la vérité est que nous ne savons simplement pas ce qui ce produit aprés la mort.
Sam Harris

Et il m'apparait tout aussi vrai que si nous savions réellement ce qui se produit après notre mort, non seulement notre vie, mais toute notre société s'en trouverait vraisemblablement métamorphosée.

la mort dans l'âme

dimanche 28 janvier 2007

deux hypothèses

Je sais, je sais, il faudrait avoir la foi, mais pour le plaisir de la chose, admettons que deux hypothèses sont exactes.
La première : dieu existe. Non seulement existe-t-il mais en plus il est vraiment le responsable de la création de notre, et possiblement de plein d'autres, univers.
La deuxième, nettement plus probable, dans mon esprit c'est même presque une certitude : la vie existe ailleurs dans l'univers.
Alors, chère fraternité humaine, vous vous imaginez le party auquel nous aurions droit lors du jugement dernier et de la résurrection des corps : on pourrait enfin rencontrer tous ces extra-terrestres qui ont peuplé l'imagination humaine pendant des siècles. Vos vésicules sont splendides ma chérie !

l'extra-terreste lui-même

mardi 23 janvier 2007

différentes alternatives

D'abord avouer que j'ai frappé un noeud dans le bouquin de Harris. Ou je n'ai pas bien compris son point de vue, ou je ne le partage pas du tout. Il semble nier l'existence du libre arbitre (en anglais : free will). Lurch viendra peut-être m'éclairer sur ce point.
Je suis donc allé consulter un autre auteur, le philosophe américain Martin Gardner. Il a été chroniqueur pour le Scientific American pendant plus de 25 ans ce qui lui assure une certaine crédibilité. Hors, c'est un croyant. Dans son bouquin : " The whys of a philosophical scrivener ", il consacre un chapitre (le treizième) à la foi.
" Faith is when you believe something you don't know is true. "
Adaptation libre : la foi c'est quand vous croyez quelque chose sans savoir si c'est vrai.
" Faith means the assurance of what we hope for."
Adaptation libre : la foi signifie la conviction d'obtenir ce que nous espérons.
Dans la mesure où cette foi n'est pas encarcanée dans des dogmes insensés et ne comporte pas de lois dictant notre conduite quotidienne, dans la mesure où cette foi est l'intériorisation des valeurs personnelles que nous avons choisi d'adopter de façon individuelle plutôt que collective, dans cette mesure je n'ai pas d'objection à ce qu'une personne choisisse cette foi comme un mécanisme de défense contre la peur de mourir, même si pour cela il choisit de croire en une entité supérieure qu'il appelle dieu et en la vie éternelle. Mais cette foi n'est pas une religion, c'est une démarche spirituelle qui peut servir les intérêts de l'individu sans nuire à la communauté.

la tolérance personnalisée