La clémence n'est pas une tendance naturelle chez moi.
J'ai tenu trop de cadavres d'enfants dans mes bras pour être sensible à la douleur de certains "autres".
Pourtant, face à ces jeunes qui font face à cinq ans de prison pour avoir jeté des bombes fumigènes dans le métro, j'ai une forte pulsion à céder à l'indulgence.
Je suis sans doute naïf, mais je reste convaincu que plusieurs, et un plusieurs qui veut vraiment dire beaucoup, de jeunes sont charriés par le mouvement de masse qui affecte actuellement la communauté étudiante.
À un degré moindre, bien évidemment, c'est exactement le même phénomène que celui qui a affecté les allemands mené par un leader débile. Le résultat a été la deuxième guerre mondiale.
Je ne traite pas les étudiants de nazis, ils sont juste emportés par une vague de moindre ampleur mais de même nature que tout un peuple qui, contrairement aux allemands, étaient victimes d'oppression.
J'espère, en toute humilité, que ces quatre jeunes ne seront pas stigmatisés à jamais par une errance qui n'est rien de plus qu'une errance.
La cause des étudiants n'est qu'une manifestation de la culpabilité de notre génération d'avoir été trop indulgents pour sa jeunesse.
le vieux con
samedi 12 mai 2012
lundi 7 mai 2012
L'arnaque des vaincus
Ainsi les négociateurs étudiants se sentent floués parce que le texte final ne contient pas la clause suivante : toutes les économies trouvées par la partie étudiante feraient en sorte de réduire l'ensemble de la contribution étudiante, et non seulement les frais afférents.
De la bouillie pour les chats.
Les économies identifiées pourraient même être des dépenses, du moins des pertes de temps.
Et jamais, au grand jamais, ces économies suffiront à éliminer les frais afférents.
Le scénario le plus réaliste veut que les optimistes croient qu'elles permettront d'annuler leur progression pendant quelques années, les plus réalistes de simplement la freiner.
La Grèce s'apprête à nous montrer clairement ce qui arrive à un état qui, après avoir vécu au-dessus de ses moyens, refuse de se plier aux mesures draconniennes qu'exige le redressement des finances publiques.
J'ai bien hâte de voir ce qui va arriver à la population parce que cela devrait ressembler à ce qui nous attend.
En espérant que nous ne verrons quand même pas le développement d'un mouvement néonazi dans notre belle province.
le bénéfice du doute
De la bouillie pour les chats.
Les économies identifiées pourraient même être des dépenses, du moins des pertes de temps.
Et jamais, au grand jamais, ces économies suffiront à éliminer les frais afférents.
Le scénario le plus réaliste veut que les optimistes croient qu'elles permettront d'annuler leur progression pendant quelques années, les plus réalistes de simplement la freiner.
La Grèce s'apprête à nous montrer clairement ce qui arrive à un état qui, après avoir vécu au-dessus de ses moyens, refuse de se plier aux mesures draconniennes qu'exige le redressement des finances publiques.
J'ai bien hâte de voir ce qui va arriver à la population parce que cela devrait ressembler à ce qui nous attend.
En espérant que nous ne verrons quand même pas le développement d'un mouvement néonazi dans notre belle province.
le bénéfice du doute
dimanche 6 mai 2012
Un bilan de perdants
La grève des étudiants aura fait un grand nombre de perdants.
Le plus grand gagnant : les médias qui ont eu un sujet en or pour occuper leur espace pendant des semaines.
Les libéraux occupent probablement le deuxième rang. D'abord parce que leur désir d'augmenter les frais de scolarité a été comblé. Ensuite parce qu'ils ont l'appui d'une majorité des citoyens ce qui ne pourra pas nuire le temps des élections sera venu.
Au troisième, les étudiants qui en arrachent financièrement pour étudier. Les moins nantis verront le fardeau des études occuper moins de place dans leur budget. Sur ce point, les étudiants auront, sinon gagné, du moins réussi à enregistrer des points.
Finalement, les étudiants des établissements qui n'ont pas fait la grève. Bien sûr, ils auront les rares avantages obtenus par les grèvistes. Mais ils auront les coudées nettement plus franches pour occuper des emplois d'été ou peut-être simplement faire ce pour quoi les vacances sont faites : se reposer. Quelques-uns pourraient même profiter d'une admission dans un établissement où des grévistes n'auraient plus accès : parce qu'ils ont abandonné leur session ou pourquoi pas, même leurs études.
Parmi les perdants, d'abord les grévistes.
Parmi eux, surtout ceux qui ont subi des blessures ou qui pourraient se retrouver avec un casier judiciaire.
Parlant de blessés, il ne faut pas oublier que plusieurs policiers et quelques simples passant ont été blessés.
Si les policiers ont gagné des sous en heures supplémentaires, ils ont davantage perdu de crédibilité.
Les professeurs qui ont appuyé les étudiants en se plaçant en conflit d'intérêt.
Pauline Marois qui s'est peinturé dans un coin : elle promet de revenir sur l'augmentation des frais de scolarité, une mesure éconiquement insoutenable quand on réalise que la situation économique du Québec est à peine meilleure que celle de l'Espagne ou de l'Italie. Et maintenant que la marmite commence sa longue période de refroidissement, il serait carrément ridicule de vouloir relancer le débat.
Et en dernier lieu, la population du Québec dont la réputation sur la scène internationale n'aura rien gagné et qui a été tenue en haleine par un conflit qui n'aurait même pas pu faire l'objet d'un polar tellement il se termine en queue de poisson.
la lueur du bilan
Le plus grand gagnant : les médias qui ont eu un sujet en or pour occuper leur espace pendant des semaines.
Les libéraux occupent probablement le deuxième rang. D'abord parce que leur désir d'augmenter les frais de scolarité a été comblé. Ensuite parce qu'ils ont l'appui d'une majorité des citoyens ce qui ne pourra pas nuire le temps des élections sera venu.
Au troisième, les étudiants qui en arrachent financièrement pour étudier. Les moins nantis verront le fardeau des études occuper moins de place dans leur budget. Sur ce point, les étudiants auront, sinon gagné, du moins réussi à enregistrer des points.
Finalement, les étudiants des établissements qui n'ont pas fait la grève. Bien sûr, ils auront les rares avantages obtenus par les grèvistes. Mais ils auront les coudées nettement plus franches pour occuper des emplois d'été ou peut-être simplement faire ce pour quoi les vacances sont faites : se reposer. Quelques-uns pourraient même profiter d'une admission dans un établissement où des grévistes n'auraient plus accès : parce qu'ils ont abandonné leur session ou pourquoi pas, même leurs études.
Parmi les perdants, d'abord les grévistes.
Parmi eux, surtout ceux qui ont subi des blessures ou qui pourraient se retrouver avec un casier judiciaire.
Parlant de blessés, il ne faut pas oublier que plusieurs policiers et quelques simples passant ont été blessés.
Si les policiers ont gagné des sous en heures supplémentaires, ils ont davantage perdu de crédibilité.
Les professeurs qui ont appuyé les étudiants en se plaçant en conflit d'intérêt.
Pauline Marois qui s'est peinturé dans un coin : elle promet de revenir sur l'augmentation des frais de scolarité, une mesure éconiquement insoutenable quand on réalise que la situation économique du Québec est à peine meilleure que celle de l'Espagne ou de l'Italie. Et maintenant que la marmite commence sa longue période de refroidissement, il serait carrément ridicule de vouloir relancer le débat.
Et en dernier lieu, la population du Québec dont la réputation sur la scène internationale n'aura rien gagné et qui a été tenue en haleine par un conflit qui n'aurait même pas pu faire l'objet d'un polar tellement il se termine en queue de poisson.
la lueur du bilan
lundi 23 avril 2012
Amélioration du bilan routier
Moins de décès sur les routes du Québec en 2011.
La raison principale : la multiplication des chantiers.
le nid de poule
La raison principale : la multiplication des chantiers.
le nid de poule
le bout du rouleau
On peut bien vouloir jouer à l'autruche, le Québec s'avance inexorablement vers un gouffre financier.
Avec un endettement de 245 $ milliards, une dette qui augmente de 21,000 $ à chaque minute. C'est la cinquième dette en importance dans les pays industrialisés en tenant compte de la part de la dette fédérale qui devra être assumée par les québécois.
Avec un taux d'imposition et de taxation inégalé en Amérique du Nord.
Avec des fonds de pension déficitaires.
Avec les programmes sociaux les plus onéreux en Amérique.
Avec l'incontournable vieillissement de la population qui, inévitablement, fera en sorte que les contribuables payeurs diminueront par rapport aux citoyens recevant des prestations de pension, d'assurance-chômage, de bien-être social.
Avec le poids croissant des coûts de la santé.
Avec le virage à droite du ROC et l'opposition croissante aux transferts attribués au Québec par le système de péréquation ( > 7 milliards par année ).
Avec l'augmentation prévisible des taux d'intérêt qui, compte tenu de l'ampleur de notre dette affectera les québécois plus que tous les autres canadiens.,
Il va bien et bientôt falloir s'arrêter deux minutes et décider des mesures drastiques qu'il nous faudra prendre pour redresser la situation.
la vie en rose
Avec un endettement de 245 $ milliards, une dette qui augmente de 21,000 $ à chaque minute. C'est la cinquième dette en importance dans les pays industrialisés en tenant compte de la part de la dette fédérale qui devra être assumée par les québécois.
Avec un taux d'imposition et de taxation inégalé en Amérique du Nord.
Avec des fonds de pension déficitaires.
Avec les programmes sociaux les plus onéreux en Amérique.
Avec l'incontournable vieillissement de la population qui, inévitablement, fera en sorte que les contribuables payeurs diminueront par rapport aux citoyens recevant des prestations de pension, d'assurance-chômage, de bien-être social.
Avec le poids croissant des coûts de la santé.
Avec le virage à droite du ROC et l'opposition croissante aux transferts attribués au Québec par le système de péréquation ( > 7 milliards par année ).
Avec l'augmentation prévisible des taux d'intérêt qui, compte tenu de l'ampleur de notre dette affectera les québécois plus que tous les autres canadiens.,
Il va bien et bientôt falloir s'arrêter deux minutes et décider des mesures drastiques qu'il nous faudra prendre pour redresser la situation.
la vie en rose
vendredi 20 avril 2012
les frais
La première idée qui me traverse, sans trop laisser de traces, l'esprit quand je pense aux frais de scolarité c'est que les crétins qui ont utilisé cette promesse pour essayer de se faire élire n'ont que ce qu'ils méritent.
Il n'y a aucune raison pour que les droits de scolarité ne soient pas au moins indexés au coût de la vie.
La générosité des programmes sociaux québécois tire à sa fin.
Le ROC ne tolérera plus bien longtemps que le Québec reçoive sept milliards de dollars par année en paiement de péréquation.
Et sans cet argent, les frais de scolarité rejoindront immédiatement la moyenne canadienne.
Par ailleurs, le mouvement étudiant ne respecte pas les règles élémentaires de démocratie.
Tant qu'il n'y aura pas de vote secret pour décider d'une grève, je ne pourrai accorder de crédit aux décisions des étudiants.
À moins qu'ils ne se syndiquent, ce qui permettrait aux leaders étudiants d'améliorer leur qualité de vie, ils n'ont d'ailleurs pas de droit légitime à la grève.
le juste prix
Il n'y a aucune raison pour que les droits de scolarité ne soient pas au moins indexés au coût de la vie.
La générosité des programmes sociaux québécois tire à sa fin.
Le ROC ne tolérera plus bien longtemps que le Québec reçoive sept milliards de dollars par année en paiement de péréquation.
Et sans cet argent, les frais de scolarité rejoindront immédiatement la moyenne canadienne.
Par ailleurs, le mouvement étudiant ne respecte pas les règles élémentaires de démocratie.
Tant qu'il n'y aura pas de vote secret pour décider d'une grève, je ne pourrai accorder de crédit aux décisions des étudiants.
À moins qu'ils ne se syndiquent, ce qui permettrait aux leaders étudiants d'améliorer leur qualité de vie, ils n'ont d'ailleurs pas de droit légitime à la grève.
le juste prix
mardi 10 avril 2012
Vive le Québec libre
Il faut bien l'admettre : Stephen Harper fait plus pour stimuler le mouvement indépendantiste que quiconque depuis René Lévesque.
Charles de Gaule
Charles de Gaule
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