mardi 6 décembre 2011

Honnêtement

1) Je suis tanné d'entendre parler de la violence faite aux femmes. La violence est la violence point final. Toute catégorisation est réductrice de ce problème qui figure en tête de liste de mon palmarès des déficiences humaines.
2) Si vous voulez vous souvenir du massacre de Polytechnique, louez le film.
3) Le registre des armes à feu est une offrande au dieu universel de la sécurité publique. La recherche absolue d'une société sans risque. Un utopique gaspillage de temps, d'énergie et d'argent. Pour une fois que les conservateurs ont raison sur un point, on devrait peut-être le reconnaître.

le gros nerf

le sacré

Suite à la démolition en règle des locaux de Charlie Hebdo, des entrevues ont été faites, entre autres auprès de musulmans de la région parisienne.
Je revois cet abruti, le meurtre écrit dans ses yeux, proclamant que : "C'est sacré !" en parlant de cette interdiction de représenter de quelque façon que ce soit le prophète Mahomet.
D'abord, aux dernières nouvelles, ce prophète était un homme ce qui le rend ni plus ni moins sacré que n'importe quel autre être humain.
Deuxièmement, le sacré de l'un n'est pas le sacré de l'autre. Comment l'athée pourrait-il voir dans l'hostie consacrée autre chose qu'un bout de farine cuisinée.
Tant et aussi longtemps que notre notion de sacré reposera sur des religions, nous aurons un sacré problème.

la profanation du profane

P.S. Si vous cherchez Mahomet sur Wikipédia et que vous ne lisez que les premiers mots, vous apprendrez que les musulmans considèrent qu'il était le dernier des prophètes. Ce qui illustre bien qu'une citation hors contexte peut transgresser les intentions de l'auteur et le soumettre au danger de réactions explosives.

lundi 5 décembre 2011

la fin du monde

On nous l'a prédit cette année.
On la prédit encore pour l'année prochaine.
Un bon conseil, ne donnez pas tout ce que vous possédez, ceux à qui vous les donneriez périront en même temps que vous.
Mais d'avoir franchi la barre des sept milliards d'êtres plus ou moins humains sur cette planète donne quand même à réfléchir.
Évidemment, nous sommes trop nombreux.
Les ressources dont nous disposons, bien qu'abondantes, ne sont pas illimitées.
Si au moins nous les exploitions dans le respect de notre environnement.
La vieille expression : Tiens, fume ! prend ici sa pleine valeur.
Le réchauffement climatique n'est pas un mythe.
La disparition de nombreuses espèces n'en est pas un non plus.
Nous sentons tous qu'il va bien falloir qu'il se passe quelque chose et que ce quelque chose n'aura rien de bien agréable.
Ce ne sera probablement pas l'apocalypse. Je n'arrive pas à imaginer des catastrophes environnementales assez importantes pour améliorer le problème et l'hypothèse d'une nouvelle glaciation à court ou moyen terme me semble aussi peu probable.
J'opterais plutôt pour l'apparition d'un nouveau virus ou d'une nouvelle forme de maladie contagieuse qui viendra faire le ménage dans le dépotoir que nous continuons de créer et de procréer.
En attendant, ne lâchons pas, nous sommes bien partis pour tout détruire.

l'infiniment petit

mardi 29 novembre 2011

Conrad Murray condamné à quatre ans de prison

Je n'ai pas d'opinion sur la culpabilité de ce médecin condamné pour avoir assassiné Michael Jackson.
Et je ne suis pas de ceux qui prétendent qu'un tel geste aurait dû lui valoir l'impunité.
Mais je m'étonne que ce praticien ait pu avoir assez d'autonomie d'action pour non seulement prescrire du propofol à domicile (selon les sources électroniques, c'est un médicament exclusivement réservé au milieu hospitalier) mais ne pas avoir eu la compétence nécessaire pour soit empêcher son client d'avoir directement accès à la médication, soit connaître assez bien les doses sécuritaires pour ne pas le tuer.
S'il mérite quatre ans de prison, c'est probablement pour incompétence crasse.

le dernier sommeil

dimanche 20 novembre 2011

Sortir de sa réserve

Je ne sais pas d'où vient l'idée de créer des réserves pour les autochtones de ce pays.
Il s'agit là d'un châtiment cruel dont les premières nations sont les premières victimes.
Géographiquement marginalisés, on en a fait des citoyens de seconde zone.
L'intention était peut-être de préserver leur culture mais ils n'ont pas réussi à garder leurs traditions. Ils sont inondés d'une technologie qui leur est devenue indispensable au dépend des leurs sont pratiquement disparues : chez les inuits, il n'y a plus grand monde qui sait construire un igloo et les motoneige ont remplacé les traineaux à chiens qui ne sont plus qu'une attraction touristique.
Contrairement aux immigrants, il ne leur est possible de devenir des citoyens à part entière qu'en sortant de leur réserve. C'est la grâce que je leur souhaite.

le musée de la civilisation

vendredi 11 novembre 2011

Bourreaux et victimes

Ayant moi-même fréquenté le Collège Notre-Dame où j'ai été pensionnaire pendant cinq ans, je suis surpris par le nombre de victimes présumées de sévices sexuels dans les établissements des frères de Sainte-Croix.
D'abord, je me souviens très bien que dans les jours qui ont suivi mon arrivée, alors que je ne connaissais personne dans les lieux, j'ai été rapidement avisé de me tenir loin de certaines personnes et même de certains endroits, dont la sacristie et l'infirmerie.
Avec le recul, je persiste à croire qu'au moins certains des prédateurs étaient identifiés par les étudiants.
Dans un autre cas, j'ai pu procéder à l'identification moi-même : si je n'ai pas subi d'agression, j'ai certainement été soumis à des pressions (psychologiques) des plus inappropriées.
Il est donc possible que certaines des victimes aient manqué de discernement dans certaines de leurs actions.
Pire encore, des étudiants, j'ignore s'ils figurent aujourd'hui parmi les plaignants, procédaient à des échanges de service avec des adultes qui avaient pourtant fait voeu de chasteté.
Pourquoi les agresseurs ont-ils agressé des jeunes, le plus souvent, du moins je veux bien le croire, innocents ?
Simplement parce qu'ils le pouvaient et qu'ils étaient convaincus de pouvoir le faire en toute impunité.
D'ailleurs, si on pouvait procéder à une étude rétrospective, il est probable que l'on pourrait confirmer que les fils de pères riches et puissants ont été moins victimes de telles agressions que ceux dont les parents étaient anonymes et peinaient pour offrir à leurs enfants la meilleure éducation possible.
Une preuve indirecte de cette hypothèse est qu'il semble que le taux d'agressions, sexuelles ou non,  étaient beaucoup plus élévés dans les établissements qui étaient chargés de l'éducation des autochtones, qui feront l'objet d'un prochain billet.

le frère chandelle

Joe Paterno

Je suis résolument contre le congédiement du ''Coach'', l'entraîneur de l'équipe de football collégial américain : Penn State.
D'abord, il n'a commis lui-même aucun acte répréhensible, de nature sexuelle, auprès de l'un ou l'autre de ses joueurs.
Ensuite parce qu'on lui reproche, ayant été avisé du comportement inacceptable d'un de ses adjoints, de ne pas avoir été assez vigilant.
Toutefois, Joe Paterno a mentionné à ses supérieurs que quelque chose de troublant et possiblement de nature sexuelle s'était produit.
Il me semble donc que ce sont plutôt ses supérieurs qui n'ont pas allumé quand un entraîneur signale ne serait-ce que la lointaine possibilité qu'un tel évènement ce soit produit.
Ceux qui ont décapité sa glorieuses carrière n'ont pas tenu compte non plus de l'âge de Paterno. À 84 ans, même si on a évolué pendant sa vie, on reste avec un système de valeurs fondamentalement différent de celui des jeunes d'aujourd'hui.
Plus dans mon prochain billet sur l'inconduite sexuelle.

la passe de touché