dimanche 9 janvier 2011

Lectures

Tel que mentionné sur delirium, le mois de décembre m'a apporté plus de livres que de neige.
Parmi ceux-ci, les deux premiers romans de Tom Rob Smith, Enfant 44 qui m'a été offert par Lurch, et la suite, Kolyma, qui m'a été offert par mon plus jeune.
Bien que Kolyma ait été accueilli plus froidement par la critique, la lecture de ces deux bouquins m'a apporté un plaisir pratiquement égal.
Ce sont des romans d'action : on dirait qu'ils ont été écrits pour être scénarisés par nos voisins américains.
Ce ne sont pas des livres que l'on apprécie pour leur style littéraire ni d'ailleurs pour leur vraisemblance. Il faut accepter de se laisser porter par la magie de l'imaginaire et surtout accepter une violence omniprésente qui, pour moi, constitue le principal bémol.
Mais les amateurs d'action et de coups de théâtre devraient y trouver leur compte.
Pour ma part, je leur attribue **** chacun.

le sang dans les yeux

La peine de mort

Il me semble un peu bizarre que la peine de mort soit considérée comme l'ultime châtiment. À mes yeux, ce serait un privilège qu'on me donne le choix entre mourir ou passer le reste de mes jours enfermé en prison.

l'embarras du choix

vendredi 7 janvier 2011

Requiem

Le billet de ce soir sera sans doute un peu décousu. Vous en excuserez.
D'abord, je me demande d'où viennent ces surnoms affectueux que l'on attribue à ceux que l'on aime.
La première fois que j'ai entendu ma douce, que j'appelle ma pitoune, appeler notre fille "ma doune doune", j'ai été quelque peu éberlué.
Alors, disons que, pour les besoins de la cause, nous appellerons la personne sur qui porte ce billet "la p'tite snouroune" pour préserver à la fois la richesse des rimes en "oune" et son anonymat (vous savez à quel point j'y tiens).
La p'tite snouroune donc nous a récemment quitté. Contrairement à la pitoune qui n'a pas encore atteint l'âge canonique de 50 ans et de la doune doune qui n'en a pas encore 20, la p'tite snouroune était, il faut bien le dire, une vieille p'tite snouroune. En existe-t-il des jeunes? Je n'en sais rien, mais comme je suis tanné d'écrire ce petit surnom affectueux, je l'appellerai désormais Lise parce que ce n'est pas long à écrire et que ce n'est pas son vrai prénom.
Celle que j'appelle Lise n'a pas eu une vie facile.
Il y en a d'autres dans son cas mais pour l'instant c'est le sien qui m'intéresse.
Avec son mari, elle a adopté un enfant dont elle ignorait la génétique particulière.
Et très tôt, son mari l'a précédé dans la mort (quelle formule éculée) de sorte que Lise s'est retrouvée mère célibataire par veuvage et par adoption avant que son rejeton atteigne le seuil, sur lequel il a souvent trébuché, de l'adolescence et donne ses premiers signes de génie.
Heureusement pour Lise, son fiston a fait la rencontre d'un bonhomme extraordinaire prénommé Arthur qui, malgré quelques frasques, a largement contribué à garder son jeune serin dans les limites de la volière.
Lise a eu bien du mérite d'être une bonne mère et de ne pas développer un coeur de pierre devant les difficultés de nourrir le corps et l'esprit de celui qu'elle a considéré jusqu'à son dernier souffle comme la chair de sa chair et pour qui elle a travaillé avec acharnement et brio dans des travaux pour lesquels elle ne s'est jamais ménagée. Non, elle n'était pas femme de ménage mais je me laisse emporter par mon lyrisme.
Mais, pour dire les choses simplement, Lise a été une grande mère et une femme admirable.

Écrit à Papineauville, sur le bord des larmes.

Arthur

mardi 21 décembre 2010

Cauchemar

Il est possible que l'énergie totale de l'univers soit zéro.
Rien de très troublant dans notre vie quotidienne.
Mais il est aussi possible qu'à l'échelle humaine : le bien + le mal = zéro.
Quand on regarde tout le mal que l'homme a fait à l'homme au travers les siècles, quand on regarde tous les excès du fanatisme qui persiste encore aujourd'hui, toute la petitesse des petits, celle à grande échelle des bourreaux et des escrocs comme celle à petite échelle du crétin qui est prêt à provoquer un accident pour gagner une place dans l'embouteillage sur l'autoroute, j'en viens à me demander : et si tous les efforts que je fais étaient immédiatement compensés par la faiblesse d'un lâche de sorte que le total de la moralité soit égal à zéro, ne serais-je pas mieux de m'asseoir sur mon cul et d'attendre en toute neutralité que la mort vienne me chercher ?

le joyeux temps des fêtes

Aller trop loin

Je possède moi-même plusieurs volumes de la série "for dummies" ou "pour les nuls" dans leur version française.
Mais publier "Quantum Physics For Dummies" m'apparaît être un abus inqualifiable. J'imagine mal un "nul" s'intéresser à un tel sujet.

un billet pour les nuls

Programming the universe

J'ai terminé la lecture du bouquin de Seth Lloyd. Une lecture nettement plus laborieuse que ce que j'avais anticipé, mais néanmoins profitable. L'idée maîtresse de l'auteur est de considérer l'univers comme un gigantesque ordinateur traitant de l'information (c'est pratiquement un pléonasme mais je ne trouve pas mieux).
Il se sert de cette théorie pour expliquer la complexification progressive de l'univers, dont l'apparition de la vie et de l'être humain, et aussi pour proposer les fondements d'une nouvelle théorie globale (theory of everything).
Plusieurs autres sujets intéressant sont abordés dont l'épineux problème du développement d'ordinateurs quantiques : les premiers prototypes existent déjà mais les défis qui restent à surmonter pour que le commun des mortels puissent en utiliser dans la quiétude de leur foyer restent énormes.
Plus près des questions fondamentales qui m'intéressent, l'auteur résiste à la tentation de considérer l'univers comme un être vivant (une position difficilement compatible avec celle d'y voir un ordinateur). Pourtant, les critères qu'il utilise pour définir le "vivant" soit le fait de consommer de l'énergie et de se reproduire pourraient, du moins en théorie s'appliquer à l'univers, selon le sens que l'on accorde à la consommation d'énergie.
Il m'apparait difficile de croire que le monde dans lequel nous vivons soit le strict produit du hasard même s'il m'apparait tout aussi difficile de croire que le hasard n'y ait pas joué et n'y joue pas le moindre rôle.
Et s'il y a une volition derrière le Big Bang et le trajet qui mène jusqu'à aujourd'hui, il n'est pas stupide d'envisager que la reproduction y soit pour quelque chose.

Mother Earth

mercredi 15 décembre 2010

Humeur philosophique

Les gens foncièrement bons, tout comme les héros, le sont à leur insu.

coeur de lion