"Le cardinal Marc Ouellet a soutenu hier que rien, pas même le viol, ne justifiait l'avortement, qui doit être considéré comme un crime «moralement»"
Ce n'est pas demain que l'église acceptera l'euthanasie.
Mais où est la compassion ?
la fierté de l'agnostique
dimanche 16 mai 2010
mercredi 12 mai 2010
Hypothèses
S'il devait y avoir quelques descendants de notre triste humanité dans 25,000 ans, que retiendraient-ils de notre XXème siècle ?
Nos guerres, qu'elles soient mondiales ou non ? Oubliez ça, ils n'en sauront pas plus long sur le sujet que vous en savez sur les guerres puniques.
Nos théories, peut-être, auront quelque écho lointain. La relativité et notre perception de la mécanique quantique pourront sembler bien primaires mais il n'est pas impossible qu'on puisse en retrouver des traces.
Quelques oeuvres d'art, des films, de la musique : ce n'est pas impossible mais me semble peu probable quoique j'aime bien l'idée d'entendre Let it be me revenir du futur. Les grands classiques auraient sans doute plus de chances de traverser le temps. Bach, Beethoven, Mozart, Michèle Richard, voilà quelques-un des candidats à une bien courte éternité, puisque si par miracle l'humanité devait sévir aussi longtemps, notre planète elle-même n'est pas immortelle.
À mon avis, la seule trace indélébile que ce siècle aura laissé pourrait bien être d'avoir marché sur la Lune.
Tintin dans la lune
Nos guerres, qu'elles soient mondiales ou non ? Oubliez ça, ils n'en sauront pas plus long sur le sujet que vous en savez sur les guerres puniques.
Nos théories, peut-être, auront quelque écho lointain. La relativité et notre perception de la mécanique quantique pourront sembler bien primaires mais il n'est pas impossible qu'on puisse en retrouver des traces.
Quelques oeuvres d'art, des films, de la musique : ce n'est pas impossible mais me semble peu probable quoique j'aime bien l'idée d'entendre Let it be me revenir du futur. Les grands classiques auraient sans doute plus de chances de traverser le temps. Bach, Beethoven, Mozart, Michèle Richard, voilà quelques-un des candidats à une bien courte éternité, puisque si par miracle l'humanité devait sévir aussi longtemps, notre planète elle-même n'est pas immortelle.
À mon avis, la seule trace indélébile que ce siècle aura laissé pourrait bien être d'avoir marché sur la Lune.
Tintin dans la lune
Perspectives
Quand je pense à l'humanité, l'image qui me vient en tête est celle de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf.
L'homme du Neandertal est disparu de notre planète il y a environ 30,000 ans. Hier, si on regarde l'histoire de la vie sur Terre.
Notre regard vers le passé porte au maximum jusqu'à 5,000 ans. Avant cela, l'horizon nous est bouché sauf pour quelques exceptions qui n'intéressent que les spécialistes.
Pour l'avenir, l'horizon s'arrête à l'instant présent.
Pourtant, l'homme se comporte comme s'il allait encore habiter cette planète pendant des milliards d'années.
Et il accorde à sa toute petite vie un caractère sacré qui ne tient que par le fil d'une foi génératrice de conflits avec ceux qui devraient être ses frères humains.
"Une vie humaine, ça n'a pas de prix" peut-on entendre dire ad nauseam.
Bien sûr, une vie ne peut se convertir en dollars. Mais dans l'histoire de l'univers, qu'aura été l'humanité pour que nous nous accordions un tel statut ? Non seulement sommes-nous gonflés d'un orgueil dérisoire mais nous sommes suffisamment crétins pour détruire notre habitat naturel et nous éliminer nous mêmes de la carte. Ce qui ne sera pas une aussi grande perte qu'on voudrait bien le croire.
Et même dans le scénario le plus dégoulinant d'optimisme, combien de temps pensez vous que nous allons continuer de sévir à la surface de ce globe ?
le rappel à l'ordre
L'homme du Neandertal est disparu de notre planète il y a environ 30,000 ans. Hier, si on regarde l'histoire de la vie sur Terre.
Notre regard vers le passé porte au maximum jusqu'à 5,000 ans. Avant cela, l'horizon nous est bouché sauf pour quelques exceptions qui n'intéressent que les spécialistes.
Pour l'avenir, l'horizon s'arrête à l'instant présent.
Pourtant, l'homme se comporte comme s'il allait encore habiter cette planète pendant des milliards d'années.
Et il accorde à sa toute petite vie un caractère sacré qui ne tient que par le fil d'une foi génératrice de conflits avec ceux qui devraient être ses frères humains.
"Une vie humaine, ça n'a pas de prix" peut-on entendre dire ad nauseam.
Bien sûr, une vie ne peut se convertir en dollars. Mais dans l'histoire de l'univers, qu'aura été l'humanité pour que nous nous accordions un tel statut ? Non seulement sommes-nous gonflés d'un orgueil dérisoire mais nous sommes suffisamment crétins pour détruire notre habitat naturel et nous éliminer nous mêmes de la carte. Ce qui ne sera pas une aussi grande perte qu'on voudrait bien le croire.
Et même dans le scénario le plus dégoulinant d'optimisme, combien de temps pensez vous que nous allons continuer de sévir à la surface de ce globe ?
le rappel à l'ordre
lundi 10 mai 2010
L'euthanasie pour les enfants
13. En cas d'urgence, le consentement aux soins médicaux n'est pas nécessaire lorsque la vie de la personne est en danger ou son intégrité menacée et que son consentement ne peut être obtenu en temps utile.
Il est toutefois nécessaire lorsque les soins sont inusités ou devenus inutiles ou que leurs conséquences pourraient être intolérables pour la personne.
Le lien entre cet article du Code civil et mon propos de ce matin n'est peut-être pas évident.
Mais la loi nous dit que même en cas d'urgence, il faut obtenir le consentement du patient si on veut lui prodiguer des soins inusités, inutiles ou intolérables.
Le code civil nous dit aussi :
14. Le consentement aux soins requis par l'état de santé du mineur est donné par le titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur.
La grande majorité des cas où un enfant pourrait bénéficier d'une euthanasie serait évitée si notre "système de santé" se conformait à cette législation.
Dans la pratique, le consentement parental est largement escamoté au profit de la perception de l'équipe traitante de ce qui constitue le meilleur intérêt de l'enfant.
Les parents se retrouvent devant le fait accompli, leur enfant gavé, branché sur des machines dont ils ignoraient l'existence, sans qu'ils aient été éclairés pour poser leur propre jugement sur la situation. Pire encore, leur volonté est trop souvent négligée sans que les soignants ait recours au tribunal, ce qui est pourtant prévu par la loi.
Au Québec, le procès des parents de Phébé contre l'hôpital de Montréal pour enfants pourrait faire avancer les choses. Il n'y a rien comme une poursuite de 3.5 millions de dollars pour réveiller un directeur général.
au nom de la loi
Il est toutefois nécessaire lorsque les soins sont inusités ou devenus inutiles ou que leurs conséquences pourraient être intolérables pour la personne.
Le lien entre cet article du Code civil et mon propos de ce matin n'est peut-être pas évident.
Mais la loi nous dit que même en cas d'urgence, il faut obtenir le consentement du patient si on veut lui prodiguer des soins inusités, inutiles ou intolérables.
Le code civil nous dit aussi :
14. Le consentement aux soins requis par l'état de santé du mineur est donné par le titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur.
La grande majorité des cas où un enfant pourrait bénéficier d'une euthanasie serait évitée si notre "système de santé" se conformait à cette législation.
Dans la pratique, le consentement parental est largement escamoté au profit de la perception de l'équipe traitante de ce qui constitue le meilleur intérêt de l'enfant.
Les parents se retrouvent devant le fait accompli, leur enfant gavé, branché sur des machines dont ils ignoraient l'existence, sans qu'ils aient été éclairés pour poser leur propre jugement sur la situation. Pire encore, leur volonté est trop souvent négligée sans que les soignants ait recours au tribunal, ce qui est pourtant prévu par la loi.
Au Québec, le procès des parents de Phébé contre l'hôpital de Montréal pour enfants pourrait faire avancer les choses. Il n'y a rien comme une poursuite de 3.5 millions de dollars pour réveiller un directeur général.
au nom de la loi
Racines
J'ai une soeur, ce n'est pas une soeur c'est une fleur.
Vous pouvez l'aimer autant que vous voudrez ce dont elle a besoin bien plus que de l'amour c'est d'être arrosée.
Il se passe des choses dans sa tête mais personne ne sait quoi, elle non plus sans doute. Elle ne communique pas et c'est un de ses drames. Voudrait-elle être transplantée vers d'autres dimensions spatio-temporelles qui ne pourraient être que le néant?
Mais je sais que si j'avais le choix, je la débrancherais parce que je crains que sa vie soit bien pire que la mort.
le grand frère
Vous pouvez l'aimer autant que vous voudrez ce dont elle a besoin bien plus que de l'amour c'est d'être arrosée.
Il se passe des choses dans sa tête mais personne ne sait quoi, elle non plus sans doute. Elle ne communique pas et c'est un de ses drames. Voudrait-elle être transplantée vers d'autres dimensions spatio-temporelles qui ne pourraient être que le néant?
Mais je sais que si j'avais le choix, je la débrancherais parce que je crains que sa vie soit bien pire que la mort.
le grand frère
dimanche 9 mai 2010
encore l'euthanasie
Je vous avais prévenu, cette série de billets risque d'être la plus longue jamais publiée sur ce site et il m'en reste encore plusieurs à écrire, parce qu'il y a tellement de situations complexes et d'autres domaines parallèles à explorer.
Pour l'instant, concentrons-nous sur l'adulte qui est et qui a toujours été inapte. Là encore les exemples abondent : certains patients atteints de paralysie cérébrale, la plupart, sinon tous les trisomiques.
La présence d'un tuteur qui connait la personne facilite grandement les choses : Gilles, trisomique de 47 ans est atteint d'une tumeur rénale avec de multiples métastases provoquant une douleur que même les plus compétents des médecins n'arrivent pas à contrôler tout en préservant un état de conscience minimale.
Gilbert son grand frère, s'est toujours occupé de Gilles et il réclame que l'on mette immédiatement à ce qu'il perçoit comme une sinistre comédie inhumaine.
Gilles ne disposant d'aucun bien pouvant faire l'objet d'une convoitise et Gilbert n'ayant aucun autre intérêt à une disparition précoce de son frère, on ne peut mettre en doute son intégrité.
Comme société, n'avons nous pas suffisamment de maturité pour nous croire capables d'exercer notre jugement dans de telles circonstances ?
l'illusion d'une maturité
Pour l'instant, concentrons-nous sur l'adulte qui est et qui a toujours été inapte. Là encore les exemples abondent : certains patients atteints de paralysie cérébrale, la plupart, sinon tous les trisomiques.
La présence d'un tuteur qui connait la personne facilite grandement les choses : Gilles, trisomique de 47 ans est atteint d'une tumeur rénale avec de multiples métastases provoquant une douleur que même les plus compétents des médecins n'arrivent pas à contrôler tout en préservant un état de conscience minimale.
Gilbert son grand frère, s'est toujours occupé de Gilles et il réclame que l'on mette immédiatement à ce qu'il perçoit comme une sinistre comédie inhumaine.
Gilles ne disposant d'aucun bien pouvant faire l'objet d'une convoitise et Gilbert n'ayant aucun autre intérêt à une disparition précoce de son frère, on ne peut mettre en doute son intégrité.
Comme société, n'avons nous pas suffisamment de maturité pour nous croire capables d'exercer notre jugement dans de telles circonstances ?
l'illusion d'une maturité
vendredi 7 mai 2010
zone grise
14. Le consentement aux soins requis par l'état de santé du mineur est donné par le titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur.
Le mineur de 14 ans et plus peut, néanmoins, consentir seul à ces soins. Si son état exige qu'il demeure dans un établissement de santé ou de services sociaux pendant plus de 12 heures, le titulaire de l'autorité parentale ou le tuteur doit être informé de ce fait.
Cet article du Code civil visait surtout à faciliter l'accès à l'avortement pour les adolescentes de 14 à 17 ans.
Malheureusement, cet article crée un flou juridique avec lequel les hôpitaux pédiatriques doivent composer.
Est-ce qu'à la limite, l'euthanasie pourrait être considérée comme un soin (une notion à laquelle je m'oppose, comme le savent ceux qui ont lu mes billets précédents) requis par l'état de santé (détresse physique et psychique incontrôlable chez un cancéreux de 17 ans) ?
Avec tout le respect que je leur dois, je ne crois pas que les comités d'éthique apporteront une réponse acceptable à cette question et qu'il faudra que la législation soit clarifiée sur ce point.
Dans les billets suivants, il faudra se rappeler que les 14-17 ans ne sont pas concernés par mes prises de position.
À moins qu'il ne me prenne la fantaisie de soumettre un projet de loi.
le père d'un 16 ans
Le mineur de 14 ans et plus peut, néanmoins, consentir seul à ces soins. Si son état exige qu'il demeure dans un établissement de santé ou de services sociaux pendant plus de 12 heures, le titulaire de l'autorité parentale ou le tuteur doit être informé de ce fait.
Cet article du Code civil visait surtout à faciliter l'accès à l'avortement pour les adolescentes de 14 à 17 ans.
Malheureusement, cet article crée un flou juridique avec lequel les hôpitaux pédiatriques doivent composer.
Est-ce qu'à la limite, l'euthanasie pourrait être considérée comme un soin (une notion à laquelle je m'oppose, comme le savent ceux qui ont lu mes billets précédents) requis par l'état de santé (détresse physique et psychique incontrôlable chez un cancéreux de 17 ans) ?
Avec tout le respect que je leur dois, je ne crois pas que les comités d'éthique apporteront une réponse acceptable à cette question et qu'il faudra que la législation soit clarifiée sur ce point.
Dans les billets suivants, il faudra se rappeler que les 14-17 ans ne sont pas concernés par mes prises de position.
À moins qu'il ne me prenne la fantaisie de soumettre un projet de loi.
le père d'un 16 ans
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