jeudi 27 août 2009

Croyance : le mot de la fin

Le jardin secret de mes croyances est clôturé de silence.

la touche quétaine

Croyance : le noeud de la guerre

Les croyances individuelles sont essentielles à l'équilibre et au fonctionnement quotidien. Tout remettre en doute, systématiquement, relève de la maladie mentale.
Toutefois, notre société fonctionnerait probablement beaucoup mieux si nous traitions nos croyances comme notre plus stricte intimité.
En effet, c'est lorsque les croyances quittent le niveau individuel pour atteindre la collectivité que les principaux problèmes se développent. Quand une croyance devient collective, tous les individus qui y adhérent perdent une partie de leur autonomie, tant intellectuelle que comportementale. Et inévitablement, il se crée un hiérarchie où certains se retrouvent plus égaux que d'autres alors que la majorité l'est moins. Des parasites et des profiteurs en petit nombre, des parasités et des exploités de l'autre. C'est aussi vrai pour les religions et les monarchies que pour les clubs de motards et le crime organisé.
Et les structures issues d'une croyance ne peuvent jamais éviter les schismes. Les variantes individuelles, les divergences de perception et d'intérêt finissent invariablement par créer des dissidences.
Conclusion : croyez en tout ce qu'il vous semblera bon de croire, mais gardez vos croyances pour vous-mêmes, comme le plus intime et le moins partageable des secrets.

la parole du seigneur

mercredi 26 août 2009

le connaissez-vous ?

lui
J'espère que ce lien inhabituel fonctionnera.
Le lien vous indiquera le nom de l'artiste et le titre de la chanson, mais les connaissiez-vous ?

le partage du plaisir

croyance : l'expertise

Après des années d'une carrière en queue de veau, le hasard m'a amené à développer une expertise dans un domaine spécifique.
Attention : danger !
D'abord, peu importe le niveau d'expertise et la notoriété, il est strictement impossible de faire l'unanimité. Peu importe ce à quoi vous croyez, il y aura toujours quelqu'un pour prétendre le contraire ou du moins pour chercher à nuancer votre propos.
Ensuite, l'expertise est un piège. Détenir un gros morceau de savoir dans une saveur spécifique nous entraine invariablement vers la tentation de croire qu'on en sait plus que l'autre. Surtout si l'autre est un néophyte.
Si les grandes idées mènent au prestige, l'histoire témoigne que ceux qui ont émit ces grandes idées n'avaient peu ou pas de notoriété au moment où ils les ont émit.
L'expertise, surtout si elle est reconnue, nous amène à nous croire plus grands que nous le sommes réellement.

les illusions du petit

Croyance : le premier problème

J'ai un nombre extrêmement limité de certitudes dans ma vie. Mais je suis certain à 100% que chacun d'entre nous a de fausses croyances. Au pluriel.
Le contraire signifierait une perfection qui n'a rien d'humain.
Certaines de ces croyances peuvent être farfelues : mon père croyait que notre peau repousse à partir d'un point situé derrière la tête. Mon père a une incroyable panoplie de défauts et de travers mais je dois reconnaître qu'il n'est pas crétin.
Le problème des croyances erronées est considérablement amplifié par le fait que je n'ai pas la moindre idée de quelles parmi mes croyances sont fausses.
Pire encore, la croyance qui était vraie hier peut devenir fausse aujourd'hui. Et vice versa. Par exemple, ayant été d'une maigreur famélique pendant des décennies, j'avais gardé l'impression d'être resté relativement mince jusqu'à ce que je me voie en photo en costume de bain.

le petit gros

mardi 25 août 2009

Croyance : le premier volet

J'insiste pour que vous lisiez d'abord les deux derniers billets de Mazz. Pas trop compliqué, le lien est sur cette page, dans une classe à part.
Je vous suggère aussi de lire les commentaires.

Bon, maintenant que vous avez été sages, voici un aperçu de mon point de vue sur la question.
Les croyances, au quotidien, il est impossible d'y échapper. Notre vie en dépend. Par exemple, il est contre-productif de douter que j'ai encore un emploi ce matin, que mon bureau sera au même endroit que d'habitude, que mes collègues seront les mêmes (vous pouvez continuer ad nauseam, c'est simple et gratuit).
D'autres croyances sont moins essentielles mais plus chargées d'émotions : je crois que je n'accepterai jamais de me retrouver dans le même état de délabrement que celui dans lequel je vois patauger mes parents, que si vivre est un poids je choisirai la liberté de l'âme, ou plus probablement celle du néant.
Dans un cas comme dans l'autre, ces croyances m'aident à affronter mon quotidien et le doute universel serait intolérable.

l'amour partagé

lundi 24 août 2009

In memoriam

À la mémoire de B.( le bras droit), L.(l'héroïne), N.( la victime) et T. (le fidèle compagnon) qui sont tous morts depuis mon dernier billet.
Ce qu'il y a eu de mieux dans mon été, ce fût la température.

la sècheresse des larmes