Avertissement : ce billet n'est qu'un nouvel épisode de radotage sur un thème déjà souvent exploité sur ce blogue et reprend le mince filet sur le darwinisme.
À quoi sert l'appendice ?
Il serait surprenant que ce petit bout d'intestin, vautré au fond d'un cul-de-sac, ne serve qu'à faire rouler notre système de santé en fournissant son lot de chirurgie et de cicatrices abdominales.
Plusieurs soutiennent qu'il s'agit d'un vestige d'une ancienne structure dont le rôle initial demeure obscur.
Alors pourquoi ce petit moignon n'est-il pas disparu de notre organisme surtout si on considère que jusqu'à tout récemment avec le développement d'une chirurgie (relativement) sécuritaire il pouvait nuire à la survie de l'individu.
La question que cela soulève dans mon réservoir neuronal est la suivante : nos gènes croiraient-ils en certaines divinations* de sorte qu'ils misent sur une modification de l'environnement qui favoriseraient l'espèce si les anciennes fonctions de l'appendice devaient de nouveau devenir utiles pour la survie de l'espèce, genre on garde notre vieux stock on ne sait jamais quand ça pourra servir.
l'espèce lui-même
* je reviendrai bientôt sur ce sujet dans un magnifique billet qui sera intitulé : méditation sur une définition. Ne le manquez surtout pas !
dimanche 19 avril 2009
samedi 18 avril 2009
la physique de l'esprit
J'ai récemment entendu David J. Roy (grand gourou de la bioéthique, mathématicien, théologien, philosophe, chercheur, professeur et grand amateur de poésie) dire que la vie est un espace.
Bravo, j'aime bien l'idée mais j'aime aussi quand je peux donner un sens aux mots, remplir d'une idée plus précise ce qui pourrait n'être qu'une coquille vide.
Alors quel est cet espace qu'est la vie (humaine) si ce n'est la conscience ?
Cette définition soulève plusieurs problèmes.
Le premier est : pourquoi garder artificiellement en vie une personne dans un coma profond ?
La seule justification me semble être la culture de l'espoir d'un retour vers la conscience. Mais si cet espoir s'avère non fondé, n'est-il pas pénible de réaliser que pendant tous ces mois, ces années, la seule culture que nous ayons faite est celle d'un légume ?
Le deuxième est : peut-on endormir quelqu'un pour le soulager de ses souffrances reliées à une maladie que l'on sait terminale ?
Si l'espace de la vie est, comme je le prétends, la conscience, rendre quelqu'un de façon irréversible inconscient est exactement la même chose que le tuer. Seuls les intervenants en tirent le bénéfice de se donner bonne conscience.
la conquête de l'espace
Bravo, j'aime bien l'idée mais j'aime aussi quand je peux donner un sens aux mots, remplir d'une idée plus précise ce qui pourrait n'être qu'une coquille vide.
Alors quel est cet espace qu'est la vie (humaine) si ce n'est la conscience ?
Cette définition soulève plusieurs problèmes.
Le premier est : pourquoi garder artificiellement en vie une personne dans un coma profond ?
La seule justification me semble être la culture de l'espoir d'un retour vers la conscience. Mais si cet espoir s'avère non fondé, n'est-il pas pénible de réaliser que pendant tous ces mois, ces années, la seule culture que nous ayons faite est celle d'un légume ?
Le deuxième est : peut-on endormir quelqu'un pour le soulager de ses souffrances reliées à une maladie que l'on sait terminale ?
Si l'espace de la vie est, comme je le prétends, la conscience, rendre quelqu'un de façon irréversible inconscient est exactement la même chose que le tuer. Seuls les intervenants en tirent le bénéfice de se donner bonne conscience.
la conquête de l'espace
mercredi 15 avril 2009
c'est pas grave
Toujours selon Kaku, si nous devions perdre la gravité, nous serions projetés dans l'espace à 1,000 milles à l'heure.
Ce qui, selon moi, veut dire qu'en moins de 10 secondes, nous n'aurions plus suffisamment d'oxygène disponible pour respirer.
En moins d'une minute, nous serions trop frigorifiés pour réaliser que nous sommes déjà probablement morts d'hypothermie.
l'appel au 911
Ce qui, selon moi, veut dire qu'en moins de 10 secondes, nous n'aurions plus suffisamment d'oxygène disponible pour respirer.
En moins d'une minute, nous serions trop frigorifiés pour réaliser que nous sommes déjà probablement morts d'hypothermie.
l'appel au 911
samedi 11 avril 2009
la première classe
Kaku divise l'impossible en trois classes dont la première contient des éléments que nous ne pouvons atteindre aujourd'hui mais qui ne violent pas les lois connues de la physique.
Selon lui, ce niveau d'impossibilité pourrait être franchi d'ici un ou deux siècles (j'en connais qui risquent de ne pas partager l'optimisme de l'auteur).
Et le premier de ces éléments est le champ de force (force field : existe-t-il une meilleure traduction ?).
D'emblée l'auteur nous amène dans Star Treck : Shields up !
la science et la fiction
Selon lui, ce niveau d'impossibilité pourrait être franchi d'ici un ou deux siècles (j'en connais qui risquent de ne pas partager l'optimisme de l'auteur).
Et le premier de ces éléments est le champ de force (force field : existe-t-il une meilleure traduction ?).
D'emblée l'auteur nous amène dans Star Treck : Shields up !
la science et la fiction
vendredi 10 avril 2009
bon départ
Un des arguments que Michio Kaku présente dans la préface de son bouquin sur la physique de l'impossible est que bien des grands noms du monde scientifique ont cru impossibles des faits aujourd'hui indéniables.
À titre d'exemple, Lord Kelvin, un des physiciens importants du XIXéme siècle, ne croyait pas que les plus lourds que l'air pourraient un jour voler : et pourtant, il n'a pas eu longtemps à attendre avant d'avoir à se rétracter.
Il a aussi affirmé que les rayons X étaient un canular.
la valeur du doute
À titre d'exemple, Lord Kelvin, un des physiciens importants du XIXéme siècle, ne croyait pas que les plus lourds que l'air pourraient un jour voler : et pourtant, il n'a pas eu longtemps à attendre avant d'avoir à se rétracter.
Il a aussi affirmé que les rayons X étaient un canular.
la valeur du doute
mardi 7 avril 2009
la physique de l'impossible
Cette fois, je me paie un cadeau qui n'a rien à voir avec celui que je me fais encore dans mon autre blogue.
Je profite un peu lâchement de l'absence de Lurch dans les parages pour faire un voyage dans l'imaginaire en compagnie du physicien Michio Kaku (dont je ne sais absolument rien sinon que la préface de son bouquin "Physics of the impossible" me plaît bien.
J'espère, d'une part que je ne serai pas trop déçu, et d'autre part que je ne quitterai pas l'aventure avant d'arriver au bout comme ce fût le cas avec Darwin.
la marche avant
Je profite un peu lâchement de l'absence de Lurch dans les parages pour faire un voyage dans l'imaginaire en compagnie du physicien Michio Kaku (dont je ne sais absolument rien sinon que la préface de son bouquin "Physics of the impossible" me plaît bien.
J'espère, d'une part que je ne serai pas trop déçu, et d'autre part que je ne quitterai pas l'aventure avant d'arriver au bout comme ce fût le cas avec Darwin.
la marche avant
lundi 6 avril 2009
je me souviens
Pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, et pour les nombreux visiteurs d'un peu partout dans le monde, "Je me souviens" est la devise du Québec.
Malheureusement l'histoire n'a pas retenu de quoi nous devions nous souvenir de sorte qu'il s'agit d'une devise vide de sens mais que personne n'a la bonne idée de réformer.
Ce préambule a pour seul but de m'amener au sujet du jour : la mémoire.
Je viens de terminer la lecture de "Biologie de la mémoire" de Georges Chapoutier, publié chez Odile Jacob.
D'abord une mise en garde pour les québécois : l'auteur multiplie les manifestations d'un chauvinisme que nous sommes si prompts à reprocher à nos cousins français.
Mais, c'est néanmoins un bouquin intéressant et (relativement) facile d'accès.
Ce que je perçois en être le point culminant est, à mes yeux du moins, fascinant.
L'auteur compare l'effet de deux molécules sur la mémoire.
D'une part, une benzodiazépine (pour ceux de ma génération, le Valium, pour les plus jeunes, l'Ativan ou le Xanax) et d'autre part un truc dont je ne mentionnerai que l'abréviation le bêta-CCM (rien à voir avec les vélos de mon enfance).
En résumé, le Valium diminue les convulsions, diminue l'anxiété et diminue la mémoire.
Le bêta-CCM a exactement les effets contraires (avec des réserves que je ne mentionnerai pas ici).
La conclusion en est que l'anxiété stimule la mémoire et contribue à l'apprentissage.
On peut, expérimentalement chez l'animal de laboratoire, améliorer la mémoire en administrant du bêta-CCM dans l'alimentation ou en l'injectant directement en des points précis du cerveau, ce qui pourrait ouvrir une porte intéressante dans le traitement de pathologies comme la démence d'Alzheimer.
Sans doute quelque chose que j'aurais aimé connaître à l'époque où je passais d'autres examens que ceux de la prostate.
le vieil amnésique
Malheureusement l'histoire n'a pas retenu de quoi nous devions nous souvenir de sorte qu'il s'agit d'une devise vide de sens mais que personne n'a la bonne idée de réformer.
Ce préambule a pour seul but de m'amener au sujet du jour : la mémoire.
Je viens de terminer la lecture de "Biologie de la mémoire" de Georges Chapoutier, publié chez Odile Jacob.
D'abord une mise en garde pour les québécois : l'auteur multiplie les manifestations d'un chauvinisme que nous sommes si prompts à reprocher à nos cousins français.
Mais, c'est néanmoins un bouquin intéressant et (relativement) facile d'accès.
Ce que je perçois en être le point culminant est, à mes yeux du moins, fascinant.
L'auteur compare l'effet de deux molécules sur la mémoire.
D'une part, une benzodiazépine (pour ceux de ma génération, le Valium, pour les plus jeunes, l'Ativan ou le Xanax) et d'autre part un truc dont je ne mentionnerai que l'abréviation le bêta-CCM (rien à voir avec les vélos de mon enfance).
En résumé, le Valium diminue les convulsions, diminue l'anxiété et diminue la mémoire.
Le bêta-CCM a exactement les effets contraires (avec des réserves que je ne mentionnerai pas ici).
La conclusion en est que l'anxiété stimule la mémoire et contribue à l'apprentissage.
On peut, expérimentalement chez l'animal de laboratoire, améliorer la mémoire en administrant du bêta-CCM dans l'alimentation ou en l'injectant directement en des points précis du cerveau, ce qui pourrait ouvrir une porte intéressante dans le traitement de pathologies comme la démence d'Alzheimer.
Sans doute quelque chose que j'aurais aimé connaître à l'époque où je passais d'autres examens que ceux de la prostate.
le vieil amnésique
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