De quoi sommes-nous, ou du moins suis-je, absolument certain.
La première certitude, c'est d'exister.
Peu importe ce que je suis dans la réalité, au-delà de mes perceptions et de mes illusions, je suis.
Je ne peux être une manifestation du néant, puisque par définition, le néant ne peut se manifester.
Donc, je suis et si je suis, le néant n'existe pas. La fameuse loi du Toutou Rien.
La deuxième certitude, c'est que toute autre impression de certitude que je pourrais avoir n'est qu'une impression. Je l'ai déjà mentionné souvent, ici et ailleurs, l'homme peut se persuader de n'importe quoi. La série de Réjean Tremblay, de La Presse, sur l'excision en est une autre démonstration patente. Par quel mécanisme cérébral tordu une femme elle-même excisée peut-elle souhaiter que sa propre fille le soit aussi pour avoir une meilleure place dans la société.
Et par charité chrétienne, je n'aborderai pas aujourd'hui le sujet épineux des religions (mais ça me démange toujours un peu).
Je vous demanderai donc de corriger vous-même le titre de ce billet et de mettre certitudes au singulier.
Merci.
Pour les visiteurs des autres pays francophones, le 101 désigne le premier cours de la première année de CEGEP (l'équivalent approximatif d'un lycée) sur un sujet donné, par exemple : physique 101.
l'être certain
dimanche 21 décembre 2008
mon nom
À moins que ma mémoire ne me joue des tours le titre de ce billet est le premier palindrome que j'écris sur ce site.
Il est sans doute simpliste, mais il annonce la simplicité de ce qui s'en vient.
D'abord un peu d'auto-publicité : mon blogue secondaire, delirium n'a pas reçu le moindre visiteur depuis près d'une semaine.
Alors, visitez http://unpsysvp.blogspot.com même si c'est juste pour me faire plaisir.
Et tant qu'à voguer sur la blogosphère, visitez donc aussi Détour improvisé
http://dtoursidsir.blogspot.com
son dernier billet : la mort point final est intéressant et pose, entre autres, la question suivante : Peut-on être sûr à 100% que l'univers est un simple fait du hasard sorti de nulle part ?
Les certitudes à 100% n'étant pas mon pain quotidien, j'affirme quand même que je suis presque sûr (mais pas à 100%) du contraire.
Je pense que l'univers n'est pas sorti de nulle part, qu'il n'est pas le fruit du hasard mais qu'il n'est pas non plus issu d'une volition comme le voudrait tous les adeptes de religions créationistes (ce terme est un néologisme mais comme ce billet il est facile à comprendre).
Je ne veux pas reprendre ici mon argumentaire sur le néant mais je demeure convaincu que c'est une aberration. La création de l'existence implique un existant antérieur à la création, une équation insoluble, même dans l'alcool.
Et je n'y vois pas de hasard non plus, il existe, au moins potentiellement, des lois qui s'appliquent avant le Big Bang qui forme un écran géant probablement opaque à 100%, de sorte que ces lois sont définitivement hors de notre portée.
l'incertitude assumée
Il est sans doute simpliste, mais il annonce la simplicité de ce qui s'en vient.
D'abord un peu d'auto-publicité : mon blogue secondaire, delirium n'a pas reçu le moindre visiteur depuis près d'une semaine.
Alors, visitez http://unpsysvp.blogspot.com même si c'est juste pour me faire plaisir.
Et tant qu'à voguer sur la blogosphère, visitez donc aussi Détour improvisé
http://dtoursidsir.blogspot.com
son dernier billet : la mort point final est intéressant et pose, entre autres, la question suivante : Peut-on être sûr à 100% que l'univers est un simple fait du hasard sorti de nulle part ?
Les certitudes à 100% n'étant pas mon pain quotidien, j'affirme quand même que je suis presque sûr (mais pas à 100%) du contraire.
Je pense que l'univers n'est pas sorti de nulle part, qu'il n'est pas le fruit du hasard mais qu'il n'est pas non plus issu d'une volition comme le voudrait tous les adeptes de religions créationistes (ce terme est un néologisme mais comme ce billet il est facile à comprendre).
Je ne veux pas reprendre ici mon argumentaire sur le néant mais je demeure convaincu que c'est une aberration. La création de l'existence implique un existant antérieur à la création, une équation insoluble, même dans l'alcool.
Et je n'y vois pas de hasard non plus, il existe, au moins potentiellement, des lois qui s'appliquent avant le Big Bang qui forme un écran géant probablement opaque à 100%, de sorte que ces lois sont définitivement hors de notre portée.
l'incertitude assumée
samedi 20 décembre 2008
Un univers
Un univers, ça nait. La naissance du nôtre a été baptisée le Big Bang. C'est bizarre parce que sa naissance a un nom alors que l'univers lui-même n'en a pas.
Big Bang, ça suggère que le début de notre univers a été bruyant. Mais il n'y avait personne à l'intérieur pour l'entendre et si quelqu'un l'a entendu de l'extérieur ce serait un extra-terrestre d'un autre univers mais ça j'ai pas le droit, Lurch y veut pas.
Un univers, ça vit. Une enfance un peu plate selon moi.
Un univers, ça vit un présent incontestable : la preuve c'est que tu lis ce billet.
Un univers, ça meurt. Selon Lurch, ça s'appelle l'équilibre thermodynamique. Et dans le cas d'un univers, il semblerait bien qu'il n'y ait pas de vie après la vie. Ce qui implique que la vie éternelle aurait lieu à l'extérieur de l'univers, ce qui fait bien mon affaire, parce que dans notre univers, je me sens un peu à l'étroit.
Donc, un univers ne peut que naître, vivre et mourir. Je me reconnais un peu là-dedans, c'est peut-être pourquoi je me sens un peu à l'étroit à l'intérieur.
Et je me demande, moi qui est très fort en questions : si je suis conscient, est-ce que cela implique une conscience universelle ? Est-ce que la conscience totale d'un univers est plus grande que la conscience individuelle de tous ses occupants ?
Et est-ce que la conscience universelle implique une personnalité universelle de sorte qu'il pourrait y avoir plein d'univers avec des personnalités propres (j'imagine mal un univers George W. Bush, qui n'est pas une personnalité propre, à peine un figurant dans l'histoire de notre petit univers un peu serré autour du cou).
La religion étant née de notre peur de la mort, si notre univers a une conscience, une personnalité, est-ce qu'il va à l'église, à la mosquée, à la synagogue (pas de panique, je les ai mentionnées par ordre alphabétique) ?
Bref, notre univers a-t-il un dieu ?
Mais plus fondamental encore, un univers qu'est-ce que ça mange en hiver ?
le fond du plat
Big Bang, ça suggère que le début de notre univers a été bruyant. Mais il n'y avait personne à l'intérieur pour l'entendre et si quelqu'un l'a entendu de l'extérieur ce serait un extra-terrestre d'un autre univers mais ça j'ai pas le droit, Lurch y veut pas.
Un univers, ça vit. Une enfance un peu plate selon moi.
Un univers, ça vit un présent incontestable : la preuve c'est que tu lis ce billet.
Un univers, ça meurt. Selon Lurch, ça s'appelle l'équilibre thermodynamique. Et dans le cas d'un univers, il semblerait bien qu'il n'y ait pas de vie après la vie. Ce qui implique que la vie éternelle aurait lieu à l'extérieur de l'univers, ce qui fait bien mon affaire, parce que dans notre univers, je me sens un peu à l'étroit.
Donc, un univers ne peut que naître, vivre et mourir. Je me reconnais un peu là-dedans, c'est peut-être pourquoi je me sens un peu à l'étroit à l'intérieur.
Et je me demande, moi qui est très fort en questions : si je suis conscient, est-ce que cela implique une conscience universelle ? Est-ce que la conscience totale d'un univers est plus grande que la conscience individuelle de tous ses occupants ?
Et est-ce que la conscience universelle implique une personnalité universelle de sorte qu'il pourrait y avoir plein d'univers avec des personnalités propres (j'imagine mal un univers George W. Bush, qui n'est pas une personnalité propre, à peine un figurant dans l'histoire de notre petit univers un peu serré autour du cou).
La religion étant née de notre peur de la mort, si notre univers a une conscience, une personnalité, est-ce qu'il va à l'église, à la mosquée, à la synagogue (pas de panique, je les ai mentionnées par ordre alphabétique) ?
Bref, notre univers a-t-il un dieu ?
Mais plus fondamental encore, un univers qu'est-ce que ça mange en hiver ?
le fond du plat
samedi 13 décembre 2008
Lâcheté
C'est probablement le regard que posera l'histoire face à notre attitude sur le suicide assisté.
Les manifestations de l'immaturité de notre société sont trop nombreuses pour en dresser une liste ici mais ce faux débat en est une illustration grandiose.
Stéphan Dufour a été acquitté de cette accusation, notamment parce qu'il a un quotient intellectuel inférieur à la normale d'où nous pourrions conclure que toute personne ayant besoin d'aide pour se suicider devrait faire appel à une association de déficients.
Mais sérieusement, il faut reconnaître que le suicide est un droit pour toute personne en mesure de poser le geste elle-même mais qu'il n'est pas accessible aux personnes n'ayant pas l'autonomie nécessaire pour y avoir recours sans assistance. Déjà, cette absurdité a été reconnue par quatre des neufs juges de la cour suprême du Canada, juges qui ne sont pourtant pas reconnus pour flirter avec l'aile gauche de notre société.
Et les opposants préfèrent nier ce droit aux handicapés sous le prétexte falacieux que cela ouvre la porte à des abus potentiels. On infantilise donc les gens dépourvus d'autonomie en niant leur jugement sur ce qu'ils veulent pour eux-mêmes.
Le droit de mourir sera probablement le dernier à être reconnu compte tenu du niveau d'évolution de notre civilisation.
Mais on occulte le fait que le suicide assisté n'est qu'une forme, dépourvue de toute subtilité, de lâcheté.
Tout comme on a reconnu le droit à l'avortement libre et gratuit, pourquoi ne pas reconnaître le droit à la mort libre et gratuite ? Pourquoi imposer à celui qui a choisi de mourir et qui a besoin d'aide pour exercer ce droit, l'obligation d'avaler une mixture infecte ou de déclancher lui-même la perfusion qui lui administrera les substances qui mettront fin à ses jours.
Oui, je le sais, le suicide est une aggression insupportable pour l'entourage.
Oui, je le sais, le suicide résulte le plus souvent d'une pathologie qui est susceptible de répondre à une thérapie appropriée. Mais notre société reconnait déjà à l'individu le droit de se soustraire, sauf dans les circonstances exceptionnelles où l'on peut avoir recours à une cure fermée, à tout traitement contraire à ses convictions (désolé pour les Témoins de Jéhovah, mais leur exemple est le mieux connu).
le droit de mourir
Les manifestations de l'immaturité de notre société sont trop nombreuses pour en dresser une liste ici mais ce faux débat en est une illustration grandiose.
Stéphan Dufour a été acquitté de cette accusation, notamment parce qu'il a un quotient intellectuel inférieur à la normale d'où nous pourrions conclure que toute personne ayant besoin d'aide pour se suicider devrait faire appel à une association de déficients.
Mais sérieusement, il faut reconnaître que le suicide est un droit pour toute personne en mesure de poser le geste elle-même mais qu'il n'est pas accessible aux personnes n'ayant pas l'autonomie nécessaire pour y avoir recours sans assistance. Déjà, cette absurdité a été reconnue par quatre des neufs juges de la cour suprême du Canada, juges qui ne sont pourtant pas reconnus pour flirter avec l'aile gauche de notre société.
Et les opposants préfèrent nier ce droit aux handicapés sous le prétexte falacieux que cela ouvre la porte à des abus potentiels. On infantilise donc les gens dépourvus d'autonomie en niant leur jugement sur ce qu'ils veulent pour eux-mêmes.
Le droit de mourir sera probablement le dernier à être reconnu compte tenu du niveau d'évolution de notre civilisation.
Mais on occulte le fait que le suicide assisté n'est qu'une forme, dépourvue de toute subtilité, de lâcheté.
Tout comme on a reconnu le droit à l'avortement libre et gratuit, pourquoi ne pas reconnaître le droit à la mort libre et gratuite ? Pourquoi imposer à celui qui a choisi de mourir et qui a besoin d'aide pour exercer ce droit, l'obligation d'avaler une mixture infecte ou de déclancher lui-même la perfusion qui lui administrera les substances qui mettront fin à ses jours.
Oui, je le sais, le suicide est une aggression insupportable pour l'entourage.
Oui, je le sais, le suicide résulte le plus souvent d'une pathologie qui est susceptible de répondre à une thérapie appropriée. Mais notre société reconnait déjà à l'individu le droit de se soustraire, sauf dans les circonstances exceptionnelles où l'on peut avoir recours à une cure fermée, à tout traitement contraire à ses convictions (désolé pour les Témoins de Jéhovah, mais leur exemple est le mieux connu).
le droit de mourir
samedi 6 décembre 2008
Bonne nouvelle
En attendant que... je vous annonce que Mazz a publié un nouveau texte. Toujours dans une classe à part.
mercredi 3 décembre 2008
Surprise
Je ne suis vraiment pas sorti du carrefour par la sortie prévue.
Méchant dérapage dans la courbe.
J'ai pris le champ.
Et, oui, je suis blessé.
Quelques coups de langue sur mes plaies et je vous reviens.
Peut-être pas en meilleure forme que jamais, mais certainement en meilleure forme qu'aujourd'hui.
les lésions cardiaques
Méchant dérapage dans la courbe.
J'ai pris le champ.
Et, oui, je suis blessé.
Quelques coups de langue sur mes plaies et je vous reviens.
Peut-être pas en meilleure forme que jamais, mais certainement en meilleure forme qu'aujourd'hui.
les lésions cardiaques
mardi 2 décembre 2008
Carrefour
Je me retrouve dans une situation qui m'est très familière.
Au milieu d'un carrefour.
J'en ai tellement traversé que mon sens giratoire s'en trouve hypertrophié.
Ce qui me trouble c'est que celui où je me retrouve est probablement le dernier d'une longue et fascinante carrière.
Et que pour la première fois peut-être, mon choix est limité par mes capacités (physiques, dois-je le préciser ?).
Et la seule avenue intéressante qui s'ouvre devant moi est de descendre de l'Everest (en fait la descente sera terminée, quoiqu'il arrive, pour la nouvelle année) pour grimper sur le Golgotha.
la girouette de l'alpiniste
Au milieu d'un carrefour.
J'en ai tellement traversé que mon sens giratoire s'en trouve hypertrophié.
Ce qui me trouble c'est que celui où je me retrouve est probablement le dernier d'une longue et fascinante carrière.
Et que pour la première fois peut-être, mon choix est limité par mes capacités (physiques, dois-je le préciser ?).
Et la seule avenue intéressante qui s'ouvre devant moi est de descendre de l'Everest (en fait la descente sera terminée, quoiqu'il arrive, pour la nouvelle année) pour grimper sur le Golgotha.
la girouette de l'alpiniste
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