dimanche 8 avril 2007

la vie sur Mars

Davies consacre un long chapitre à la vie sur Mars. Je n'ai pas grand chose à en dire. La conclusion est qu'on ne le sait pas mais que ce serait bien qu'on le sache. Pour ce faire il faudrait envoyer des humains en mission (notez bien qu'à ce moment-là la planète serait effectivement habitée).
L'intérêt principal est de découvrir s'il y a de la vie ailleurs dans l'univers : s'il y en a aussi sur Mars c'est probable qu'il y en ait un peu partout, s'il n'y en a pas, ça ne veut pas dire grand chose.
La fenêtre temporelle pendant laquelle les conditions étaient favorables au développement de la vie telle qu'on la connait se situe entre 3.8 et 3.5 milliards d'années. La vie aurait donc eu plus ou moins 300 millions d'années pour faire son apparition.
S'il reste de la vie sur Mars, c'est vraisemblablement dans les profondeurs, à quelques kilomètres de la surface.

le court résumé

jeudi 5 avril 2007

l'argument de poids

Je vous le disais récemment, le principal argument en faveur de l'hypothèse de la naissance de la vie dans les profondeurs ne vient pas de la physique pure et dure, il vient de la génétique.
En effet, dans les conditions stables des espaces du fond, il y a peu de nouveau défi et peu de raisons d'évoluer. Les bactéries thermophiles d'aujourd'hui ressemblent étrangement à celles d'hier.
Et devinez où pointe l'indicateur des ancêtres les plus communs des végétaux et des animaux qui peuplent la surface : directement sur ces bactéries qui disposent du squelette de l'ADN que se partagent les vivants tels que nous les connaissons.
C'est un argument extrêmement lourd à mes yeux. Le tronc commun de l'arbre généalogique de la génétique désigne nos ultimes ancêtres. Celui-ci nous est-il arrivé par le grand esprit cosmique ? Vous savez déjà ce que j'en pense.

le descendant exalté

extrait de l'enfer

L'hypothèse soulevée dans mon avant-dernier billet mérite qu'on s'y attarde.
Il y a bien sûr le fait que la surface de la planète exposée aux attaques de l'espace (les météorites et les rayons ultra-violets) n'était pas le lieu le plus propice au développement de la vie.
Mais bien à l'abri, dans les profondeurs, on retrouvait les éléments nécessaires. D'abord la stabilité de l'environnement, le mouvement des plaques tectoniques n'étant pas un facteur significatif.
On retrouve, en ces endroits, tous les produits chimiques nécessaires à la synthèse efficace de biomolécules.
L'énergie est aussi un facteur important : l'énergie disponible pour la biosynthèse est optimale à des températures de 100-150 degrés Celsius qui est justement la température à laquelle les bactéries thermophiles se développent. Et plus surprenant encore (est-ce possible ?) dans les conditions qui entourent les cheminées de ventilation des grands fonds marins, non seulement les bactéries thermophiles disposent de la matière première et de l'énergie mais ils subissent une importante pression pour produire des produits organiques simples.
Il a déjà été question ici de la deuxième loi de la thermodynamique : ces bactéries gagnent de l'énergie en fabriquant ces produits organiques. "... hydrothermal microbes get paid to eat lunch ! "
Mais au-delà de toutes ces considérations géochimiques, le principal argument de la théorie des enfer se trouve ailleurs. Ce sera le sujet de mon prochain numéro en kiosque dans ...

le suspense infernal

prologue pour une genèse humaniste

Je n'ai pas reçu de commentaire à cet égard mais mon premier billet sur la genèse m'a ramené à de vieilles bibites sombrées depuis longtemps dans un inconscient où elles ne causaient de problèmes à personne. À une époque, pas si lointaine, j'éludais les malaises que j'éprouvais en sombrant dans l'infantilisation, voire l'infantilisme.
J'ai un peu l'impression que cela c'est un peu produit avec le premier de ma série de billets sur la genèse.
En fait, le malaise que je ressens vient du fait que je ne suis pas un homme de science. Sur mon terrain, je patine à l'aise sans crainte des mises en échec. À la limite, je suis même un peu baveux. Mais sur la glace scientifique, je partage l'espace avec des gens qui ont l'avantage d'être sur leur terrain. Et ma si belle humilité s'en trouve un peu givrée. Je ne peux que me réjouir que les vedettes auxquelles je fais allusion fassent partie de la même équipe et m'accompagnent dans la même équipée.
L'aventure de la science vaut tous les Bob Morane (les plus jeunes diront un jour, les Chevaliers d'Émeraude) de ce monde.

l'enfant qui frissonne

la genèse : de l'enfer

Je ne sais pas si j'en viendrai à parler des halophiles mais la panspermie fait partie des sujets qui seront probablement bientôt abordés sur cette tribune.
Pour l'instant, je vous parle de l'enfer. En précisant tout de suite que cette hypothèse me sourit davantage que celle que la vie puisse nous être arrivée par livraison spéciale d'un coin qui nous est encore inconnu du cosmos.
La science est une grande histoire qui fourmille d'énigmes. Je ne suis pas un vrai scientifique, je suis plutôt un artiste que la science intrigue. Et parmi les divisions de la science, c'est sans doute de la biologie que je suis le plus près.
La découverte de la vie dans des régions hostiles de notre planète a sans doute été le plus puissant électrochoc que la science m'ait administré.
Dans le fond de la mer, là où la pression est énorme, là où la température dépasse le point d'ébullition, là où le soufre rend l'environnement si toxique qu'aucune vie n'est imaginable, il y a de la vie. C'est sans doute de là que vient ma conviction qu'il y a de la vie partout où l'on donne la chance au carbone de former des chaînes à sa guise.
Mais ce n'est pas là que la vie serait née.
C'est encore plus loin. Alors qu'en 1955 on avait établi que la biosphère se terminait à 7.47 mètres de profondeur.
Des forages à trois kilomètres de profondeur (en Virginie) ont permis d'identifier le Bacillus infernus. Et on connaît maintenant des milliers de ces bactéries thermophiles : certains de ces échantillons contenaient dix millions de bactéries par gramme.
Pour terminer ce billet, permettez-moi de citer Paul Davies :
" Life ascended from the depths. "
Plus sur le sujet dans un prochain billet mais pour l'instant, j'éprouve le besoin d'écrire : "prologue".

l'être creux

mercredi 4 avril 2007

la genèse

Profitons d'un moment d'accalmie dans le conflit neurono-lurchien qui menace la survie de notre espèce pour nous pencher une fois de plus sur son origine (pas celle du conflit, celle de l'espèce).
La communauté scientifique a longtemps cru que la vie est apparue dans un genre de bouillon primordial qui formait des étangs à la surface de notre planète. Et bien non !
Plusieurs arguments majeurs vont à l'encontre de cette hypothèse. Parmi ceux-ci, le plus surprenant (du moins à mes yeux) est que notre planète était la cible sans défense d'attaques meutrières venues de l'espace. Le neurone sombre-t-il dans le délire ou la science-fiction ? Pas vraiment. Pour vous en convaincre jetez un coup d'oeil sur la surface lunaire où les cicatrices de cette période sont encore bien visibles. A plusieurs reprises des météorites de catégorie "super plus " ont heurté notre planète éradiquant toute possibilité de vie non seulement à la surface mais aussi dans les océans dont la température a atteint des niveaux incompatibles avec la vie telle que nous la connaissons dans notre quotidien. Inscrivez "meilleure chance la prochaine fois" et on recommence à zéro.
Un autre des principaux arguments est qu'il n'y avait pas d'atmosphère, ni de couche d'ozone, pour protèger la surface des rayons du soleil. Donc pas d'oxygène non plus. Un environnement peu propice aux petits moutons courant sur la toundra.
Mais où donc est née la vie me demanderez-vous rivés à l'écran comme vous l'étiez devant Passe Partout.
Je reviendrai sur ce fascinant sujet lors de mon prochain billet dont le titre devrait-être : la genèse II, mais avec le neurone comment peut-on vraiment savoir ?

la chance que vous avez

mardi 3 avril 2007

le poids des mots

Incroyable mais vrai : il s'agit déjà de mon centième billet sur ce blogue : l'autre est rendu à 68.
Bientôt de retour avec The 5th miracle de Davies mais j'ai pris une pause pour lire un roman. (Pour savoir lequel, allez faire un tour sur mon autre blogue (publicité gratuite)). Ce qui me fait penser que " Les chroniques d'une mère indigne " figure au 20ème rang des meilleurs vendeurs chez Renaud-Bray. Malheureusement " Lucie le chien " et " Un taxi la nuit " ne font pas (encore ?) partie de cette liste.
Alors pour défendre ma réputation entachée par la note de 17 % que m'a attribuée Lurch sur son blogue, je parlerai aujourd'hui du mot " implication ". Bien sûr, c'est injuste, injustifié voire même injustifiable, mais qu'est-ce que vous voulez ça m'amuse. Et en plus, c'est moi qui choisit les dictionnaires et/ou définitions (ceux qui ont connu Calimero se souviendront que ce n'est vraiment pas juste).
Multi dictionnaire de la langue française :
implication : n.f.
1. action d'impliquer dans une affaire criminelle
2. conséquence (là, c'est moi qui insiste)
Wikipédia (là où l'auteur lui-même dirige ses lecteurs humiliés, mais bien déterminés à ce que cela n'en reste pas là!)
" Mais attention (P implique Q) ne signifie pas que (P est une conséquence logique de Q)".
CQFD : le mot implication veut dire conséquence mais implication logique ne veut dire que ce n'est pas une conséquence. Où est la logique ?, je vous le demande bien !

l'auteur/lecteur impliqué"

P.S. pour ceux qui auraient du mal à décrypter le site de Wikipédia je répète ce que le dictionnaire, le Petit Robert cette fois nous apprend sur l'implication logique : Implication d'une proposition B par une proposition A, proposition qui n'est fausse que si A est vraie et B est fausse. (l'italique est dans le dictionnaire)
P.P.S si ma note n'est pas revisée à 100% puisqu'aprés tout aucune des implications du petit exercice du jour n'impliquait qui que se soit dans une affaire criminelle, et bien je ne joue plus !